Gastronomie & typographie !

Comment associer ces deux concepts ? Rien de plus simple en réalité !

Ordonques, comme je l’expliquais dans une notule récente, ici, il me restait à profiter d’un dernier bon-cadeau offert lors de mon départ en retraite : l’occasion d’une petite virée le long de la Route des Vins, entamée sous le soleil, qui nous a d’abord conduits vers ce qu’ils appellent un « brunch gastronomique », et qui, pour tout mangeur normalement constitué, est en réalité un copieux déjeuner !

Imaginez un peu : nous avons découvert un buffet de hors-d’oeuvres plantureux -queues de homard, huîtres, fois gras, de merveilleux jambons de toutes sortes, des pâtés en croûte, des « mignardises asiatiques »…-, , suivi d’un court choix de plats gastronomiques finement élaborés puis d’un assortiment de fromages et, pour finir, d’un buffet de desserts à peu près aussi copieux que celui des hors-d’oeuvres !
Bref, c’était très bon, les deux salles du restaurant étaient pleines –la notoriété de ce « brunch dominical » nécessitant de poser une réservation plusieurs semaines à l’avance-, le cadre est somptueux et le personnel, très nombreux, aux petits soins. Compter près de trois heures pour profiter pleinement de ce plantureux brunch…

Evidemment, l’après-midi était très bien entamée et le ciel commençait à s’ennuager passablement lorsque nous sommes arrivés, repus, à la bibliothèque humaniste de Sélestatcliquer sur l’image pour la voir en plus grand– ! C’était la destination culturelle qu’avait choisie TheCookingCat, j’aurais plutôt opté a priori pour ma part pour le musée Unterlinden de Colmar. Mais en fait, je n’ai pas regretté du tout !

En effet, si cette bibliothèque contient de magnifiques incunables réunis par Beatus Rhenanus, ainsi que ses cahiers d’écolier lorsqu’il fréquenta la prestigieuse École Latine de Sélestat un genre de « prépa » avant l’heure, fréquentée par de nombreux nobles et bourgeois du bassin rhénan avant leur entrée dans une université allemande ou suisse-, elle avait organisé également une remarquable exposition sur l’évolution de l’édition, des manuscrits réalisés par les moines copistes du Moyen-Âge jusqu’à l’invention européenne de l’imprimerie, dans le contexte de l’humanisme rhénan des 15ème et 16ème siècles, profondément marqués par la Réforme.

Un remarquable travail d’érudition et de présentation pour rendre cette visite passionnante et interactive. L’occasion, notamment, de découvrir :
• la première Bible d’Erasme dans sa double version grecque et latine –cliquer sur l’imagette pour la voir en plus grand– ;
• une reconstitution de l’atelier d’imprimerie de Johannes Mentelin à Strasbourg –portrait sur l’imagette de gauche-, qui publia en 1460 le premier livre jamais imprimé en Alsace, et 10 ans avant la première impression d’un livre en France : une Bible en langage vernaculaire sur 49 lignes –contre 42 pour la Bible de Gutenberg publiée à Mayence 5 ans seulement auparavant-…

NB. Pour consulter les images proposant des textes manuscrits ou imprimés en meilleure définition, vous pouvez télécharger les images ici.

Bref, pour qui s’intéresse à la calligraphie et à la typographie –et c’est mon cas-, cette exposition constitue un vrai bonheur !

Le matériel des mises en boîte

Un commentaire à une notule très récente m’attribuait un matériel de qualité pour mes mises en boîte musicales. En fait, non ! Ce matériel est plutôt du tout-venant. Ma guitare et ma basse sont de bons instruments, sans être exceptionnels. J’ai une autre basse électrique dont je ne me sers plus actuellement, il faut que je la fasse entièrement réviser, et elle est au diapason standard –ie : le manche est super long pour mes petites mains et c’est fatigant, mais elle est montée en cordes en nylon qui sont très confortables– et une troisième basse électro-acoustique au diapason court qui me sert essentiellement lorsque je joue dans d’autres pièces de l’appartement ou que je peux emporter en voyage.

Pour le reste, mon ampli de basse est déjà ancien et mériterait une révision, certains potentiomètres sont un peu grippés, et mon ampli de guitare est tout ce qu’il y a de plus basique. Je ne dispose par ailleurs d’aucune pédale d’effet, ce qui me manque dans certains cas. Quoi qu’il en soit, ces deux amplis sont largement suffisants, en termes de puissance, en environnement domestique, et j’aurais de quoi sonoriser confortablement tout l’immeuble si nécessaire !
Je compense parfois ces limites via l’utilisation de Garageband, excellent logiciel que j’utilisais beaucoup au début des années 2000, mais dont l’interface a énormément évolué et nécessiterait de ma part une bonne réappropriation. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Enjambons joyeusement les ponts de mai !

Mai a bien commencé cette année avec une belle manifestation sous le soleil. Les cortèges des partis politiques et autres « Frigaza » ayant été relégués en fin de cortège, c’est bien une fête du travail syndicale et familiale qui a pu défiler tranquillement, et j’ai retrouvé avec plaisir quelques amis habitués de l’événement ! Ça changeait de ces dernières années, et c’est tant mieux ! Je n’ai compté aucune boulangerie ouverte le long du parcours, mais les traditionnels vendeurs de muguet étaient nombreux et je n’ai pas manqué l’occasion de m’offrir un petit café en terrasse !

Les vérités alternatives de Mister T

On connaîtssait déjà l’inénarrable Donald T.dit aussi l’agent orange– en tant que :

– génie de la pratique démocratique ;
– savant géographe réarrangeant le monde à sa manière ;
– irrésistible stratège militaire apportant la paix partout où il passe ;
– formidable conteur débitant d’un langage châtié des vérités alternatives pour les masses crédules ;
– … cette liste est sans doute loin d’être exhaustive !

Les bons comptes faisant les bons amis, on ajoutera une corde à son arc : c’est aussi un fantastique mathématicien, digne d’être nommé lauréat de la médaille Fields, laquelle médaille il pourra ranger à côté des nombreux prix Nobel dont on ne saurait le priver plus longtemps !

Luxe, calme et volupté…

Profitant de l’avant-dernier des nombreux et très beaux cadeaux –ici ou , entre autres…– offerts par mes équipes lors de mon départ en retraite il y a 18 mois, nous avons passé un petit séjour en hôtel de luxe **** dans les collines sous-vosgiennes, dans l’une des communes de la Route des vins –cf. cliquer sur la petite carte à droite pour la voir en plus grand– : somptueuse suite cosy, décorée avec beaucoup de goût dans un style rustique et opulent propre à la région -petites galeries photo ici– et superbement équipée avec lit King Size et bureau ; très jolie salle de bain ; excellent dîner gastronomique –en 5 services, savamment raffiné et épicé, l’un de nos meilleurs dîners de ces dernières années…– dans une salle aux lumières habilement tamisées, non moins plantureux petit déjeuner le lendemain matin ; enfin, cerise sur le gâteau, accès à de nombreux espaces de confort et de détente –c’est eux qui le disent-, dont un spa récompensé en 2021 et en 2022 comme « The best luxury Spa in France »…
Comme je n’avais jamais mis auparavant les pieds dans un spa, je ne saurais vous dire si cette réputation est méritée : toujours est-il que c’est très agréable, on chemine d’univers aquatique en univers aquatique de l’Islande à l’Amazonie en passant par des canyons et autres typhons !

Nous avons eu la chance, de surcroit, de bénéficier d’une météo exceptionnellement clémente, propice à sillonner un peu cette très belle région du Piémont des Vosges, vallonée et très verte, entre montagne et plaine du Ried. Obernai, la commune  où se trouve l’hôtel –deuxième ville touristique du Bas-Rhin après Strasbourg– est par ailleurs la celle qui abritait le premier poste que j’ai occupé dans mon « dernier métier », durant un an, seul poste situé au sud de Strasbourg durant toute ma carrière !

Nous avons exploré son petit centre-ville dans les mondes recoins et l’avons contourné par une chouette balade sur les anciens remparts. Cette commune est historiquement importante pour l’Alsace, puisque la sainte protectrice de la région-et des aveugles– y serait née, aveugle, au VIIème siècle : il s’agit de Odile de Hohenbourg, dite Sainte-Odile, canonisée au XIème siècle. La ville possédait le statut de ville impériale et faisait partie de la Décapole durant l’époque médiévale et jusqu’à la fin d ela Guerre de Trente Ans, suite à laquelle l’Alsace fut rattachée à la France -traité de Westphalie puis traité de Nimègue-. Gastronomiquement, elle est tout aussi symbolique de la région, puisque c’est la ville de la choucroute : le petit village de Krautergersheim –ça se dit comme ça se lit : en Alsacien comme en Allemand, on prononce toutes les lettres, c’est très facile…-, où l’on cultive ce chou en abondance, jouxte la ville. Vous ne trouverez aucun restaurant qui n’en propose pas l’une ou l’autre recette –TheCookingCat a même réussi à dégotter une choucroute vegan au tofu : quelle drôle d’idée !-.

Après cela, et pour clore définitivement ce chapitre d’entrée en douceur dans le monde de l’oisiveté –ça fait quand même plu de 18 mois que ça dure !-, il me restera un dernier bon-cadeau, pour un repas gastronomique : j’ai déjà une petite idée de la chose, et j’envisage que nous en profitions prochainement, à l’occasion d’une visite de la bibliothèque humaniste de Sélestatque TheCookingCat aimerait revisiter suite à un bon souvenir de collégienne– et/ou du Musée Unterlinden de Colmar –qui abrite l’un de mes tableaux préférés, l’impressionnante Crucifixion du retable d’Issenheim-. Une occasion supplémentaire de redécouvrir la Route des Vins toujours plus au sud ! La date en est d’ailleurs déjà programmée, courant mai…

Conclusion de tout cela :  je devrais partir à la retraite plus souvent ! Mais pour cela, il me faudrait reprendre au préalable un travail et quitter, au moins pour quelques temps, le monde confortable des oisifs, auquel on s’habitue très vite !

Oh c’est beau ! C’est neuf ?

La porte-fenêtre et la nouvelle fenêtre de la cuisine –c’est la touche finale aux travaux de rénovation entamés il y a quelques temps déjà, et dont je vous entretenais ici ou encore – dont je vous parlais un jour ont été posées !

• A 08:00 ce matin, j’ai dit à TheCookingCat : « Les ouvriers sont en retard, ils avaient annoncé leur arrivée pour 8 heures ! ».
• A 08:02, ils sont arrivés mais ont poliment refusé le café qu’on leur proposait.
• A 08:03, ils se sont mis au travail sans tarder : dépose de l’ancienne porte-fenêtre puis défonçage à la masse des anciens carreaux vitrés, auquel je n’ai pas assisté parce que j’étais déjà parti au marché : il paraît que c’était hyper-bruyant, et je n’ai pas de raison d’en douter !
• A 11:40, l’opération était achevée et le chantier parfaitement nettoyé -aspiré, lavé et débarrassé de tous les encombrants- par les ouvriers.
• En début d’après-midi, ils se sont attelés à déposer un ancien volet pour le remplacer par un tout neuf dans la chambre à coucher.

 

Très en avance, pour une fois…

Et voilà, ça, c’est fait et bien fait –même  plus besoin du Tipp-Ex, dont je barbouillais régulièrement en couches épaisses les anciennes versions papier !!!-, et il n’y aura plus qu’à apporter quelques modifications mineures après que j’aurai fini de réunir quelques informations complémentaires concernant des justificatifs que je n’ai pas encore téléchargés…
Je suis très en avance, cette année, puisque j’ai saisi l’essentiel des informations dès le jour de l’ouverture du serveur !

Retour en haut