Playlist vieilles versions de vieux classiques

Profitant du grand calme régnant dans la maison, j’ai écouté « un peu fort », ce matin, quelques symphonies –3, 4, 5, 6, 7, 8– de Beethoven, classiques d’entre les classiques, dans de « vieilles » versions, après avoir écouté, en préalable, un disque relativement récent des mêmes oeuvres par l’une des stars de la direction d’orchestre actuelles, le jeune chef vénézuélien Gustavo Dudamel –cliquer sur l’imagette de droite pour la voir en plus grand-.

Education de l’oreille oblige et goûts personnels assez marqués dans ces oeuvres, j’ai très nettement préféré toutes les « antiquités » écoutées –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand– à cette version bien plus récente.

Elles datent toutes des années 50 et sont généralement bardées de distinctions nombreuses, quand l’interprétation de ces oeuvres étaient assez nettement répartie selon deux grandes options : une ligne claire et « objective « défendue par Arturo Toscanini -« Quand je dirige le premier mouvement de l’Eroica, c’est écrit Allegro, et pas Napoléon Bonaparte »- et Erich Kleiber, et une ligne plu subjective et lente illustrée ici par Eugen Jochum, dans la lignée de Furtwângler. Le jeune Karajan est à part –extrait ci-dessous, absolument formidable !-, conciliant ces deux approches –vivacité des tempi et clarté des lignes, mais souplesse des phrasés– et s’inspirant du grand Felix Weingartner, qui avait codifié l’interprétation des symphonies de Beethoven au début du 20ème siècle, notamment en matière de tempo.

Personnellement, j’ai toujours préféré ces approches relativement « objectives » à celles plus « romantisantes » inspirées par Furtwängler, pour lesquelles j’ai quelque peine à me passionner, malgré leur prestige. Une bien belle matinée, quoi qu’il en soit !

Chanson triste…

« Sad Song », c’est le titre de cette très jolie chanson que j’ai écoutée ce matin dans une version de concert, pour un titre qui supporte difficilement cet exercice du live hors de son contexte : il en existe une autre version datant du milieu des années 70, beaucoup moins réussie. Celle que je vous propose est tardive –2006– et s’inscrit dans le cadre du projet d’un Lou Reed, assagi et peut-être même apaisé, de rejouer intégralement en concert son album « Berlin », publié en 1973.

« Sad Song » est la chanson conclusive de cet album, et ne prend tout son sens que si on a écouté ce qui précède –une histoire sordide mais assez poignante, se déroulant dans les bas-fonds berlinois, avec drogues, violences conjugales, enfants retirés de la famille par les services sociaux, et romance qui tourne mal…-. Pas très fun, n’est-ce pas ?

A cette date, la version de concert est assez fidèle à celle produite en studio près de 35 ans plus tôt, même si la ligne vocale adoptée par le chanteur est plus torturée, ce qui provoque parfois des décalages étonnants entre texte et musique –ce n’est pas le cas pour cette chanson finale-. A cette occasion, Lou Reed avait réembauché le guitariste Steve Hunter, déjà présent sur l’album initial, comme guitariste et « chef d’orchestre ». Outre l’instrumentarium Rock traditionnel –guitares, basse, batterie-, l’orchestre comporte des instruments plus rares dans ce répertoire : flûte, clarinette, saxophone, violons, violoncelle, contrebasse, ainsi qu’une petite chorale -enfants et adultes-.

Sad Song
Staring at my picture book / She looks like Mary, Queen of Scots
She seemed very regal to me / Just goes to show how wrong you can be

I’m gonna stop wastin’ my time / Somebody else would have broken both of her arms
Sad song, Sad song, Sad song, Sad song

My castle, kids and home / I thought she was Mary, Queen of Scots
I tried so very hard / Shows just how wrong you can be

I’m gonna stop wasting time / Somebody else would have broken both of her arms
Sad song, Sad song, Sad song, Sad song

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