Playlist « Retour vers les 60’s »

J’ai ressorti aujourd’hui quelques vieilles choses issues des années 60 et un peu moins connues que les productions des très grands groupes ayant émergé à cette époque -de mémoire : Rolling Stones, Beatles, Kinks, Who…-, bien qu’ils aient parfois accompagné ces précurseurs dans les charts anglais ou américains à l’époque, côtoyant à l’occasion les premières places. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• The Troggs : groupe posant, dans les 60’s, en moches costumes blancs à rayures rouges et ayant voulu concurrencer le côté « sale gosse «  des Rolling Stones sans jamais y parvenir tout-à-fait –pas assez excessifs pour cela…– et qui connu un succès certain avec son tube « Wild Thing » en 1966. La chanson propose un solo d’ocarina ! Entre deux bluettes qui frôlent parfois la mièvrerie, dont la fameuse « Love Is All Around », ont recyclé maintes fois leur hit majeur -construction générale, rythme, riff…– dans d’autres chansons moins efficaces… Un peu lassant sur la durée !

• Them : excellent groupe de rythm’n’blues, à la durée de vie fort courte dans sa version originelle avec un chanteur d’exception : Van Morrison –son album en solo, « Astral Weeks », est une merveille parue en 1968-. Leur titre de gloire, le bien-nommé « Gloria », a été l’objet de nombreuses reprises, toutes inférieures à la version originales ! Une excellente compilation, qui vient raviver d’excellents souvenirs !

• Donovan : essentiellement connu pour son visage angélique et son hit « Yellow Mellow », qui ne figure pas sur cet album. Ce dernier propose une pop-music fraîche et très joliment instrumentée, dans une optique parfois pré-psychédélique. Je ne l’avais plus écouté depuis des lustres, et l’ai redécouvert avec plaisir.

• The Standells : les Américains du lot, un « garage band » bien oublié de nos jours, même s’ils se sont sporadiquement reformés jusqu’à aussi tard que 2014 au moins. Leur seul album ayant connu une certaine notoriété est celui proposé ici, et la chanson éponyme « Dirty Water » connut un certain succès Outre-Atlantique : la vidéo en est hilarante tant le play-back n’est pas au point !

Une chouette playlist pour embellir une météo morose !

Surprise presqu’aimable

Un bel objet, extrait d’un bel objet dont je vous ai déjà parlé il y a quelques temps, et qui rend la chose presqu’aimable ! C’est à découvrir ici.

Hier, « Fête du Travail » du 1er Mai oblige et malgré une météo assez maussade, je me suis rendu, masqué, à la traditionnelle manifestation du 1er mai : l’évolution d’un cortège familial  et bon-enfant d’antan –les nains s’en souviennent encore : ils se promenaient en jouant avec d’autres enfants et tout cela se terminait par un pique-nique…– vers l’ersatz de maigre défilé où règne une certaine tension ne laisse pas de m’interroger…

Je ne suis pas resté plus d’une petite demi-heure !

Devinette-commémoration !

Malgré le titre de la notule, je ne vous parlerai pas de Napoléon, même si la commémoration du personnage est actuellement interrogée ! C’est une toute autre commémoration que je vous propose ! 
• Oui, mais laquelle ? 
• Et pourquoi cet alignement de pochettes, intimement liées à l’événement ?
Il y a un petit indice, à vous de voir lequel ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

 A vos claviers !

Playlist « Entre Eusebius et Florestan »

La playlist de ce jour est consacrée à quelques pièces pour piano de Robert Schumann, musicien profondément romantique et dont l’esprit sans doute un peu dérangé –d’une grande sensibilité, il est mort dans un asile, au terme d’un long internement de trois ans, souffrant notamment d’avoir été un pianiste raté doublé d’un chef d’orchestre raté– le conduisait à s’identifier tout-tour à deux personnages fictifs qu’il fit longtemps dialoguer dans ses écrits et ses oeuvres : Eusebius, au caractère mélancolique, calme et peu expansif et Florestan, beaucoup plus fougueux et passionné. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Les « Kinderszenen » forment une très belle page d’accès facile, conçues selon le compositeur comme « des souvenirs d’enfance pour des personnes qui ont grandi ». Les treize courtes pièces qui les composent –le compositeur les avaient d’abord simplement intitulées « Pièces faciles »– sont jouées ici par un vieux monsieur de près de 80 ans, Wilhelm Kempff, et constituent le plus beau moment d’une anthologie qu’il consacra, sans doute trop tardivement, au compositeur.

Les « Etudes symphoniques pour piano » sont d’une toute autre veine technique. Si les pièces qui les constituent sont également très courtes, elles sont d’une grande virtuosité. Schumann ne devint jamais le grand virtuose du piano qu’il rêvait d’être, notamment parce qu’il inventa un « appareil » qui devait lui permettre de travailler l’indépendance des doigts et qui le laissa partiellement paralysé de la main droite ! La seconde version de Géza Anda, magnifique interprète de Schumann, est absolument remarquable –cf. extrait– !

Enfin, « Carnaval » est une oeuvre constituées de vingt-deux « scènes mignonnes sur quatre notes » –excellente présentation de l’oeuvre ici– et présentant un défilé de personnages masqués, fictifs ou réels, fêtant carnaval : parmi ces personnages réels, Schumann sous sa double personnalité –Eusebius et Florestan-, mais également Paganini, Chopin ou sa propre femme, la virtuose Clara Schumann. Magnifique et rare version d’Emil Gilels, immense interprète de Schumann lui aussi, ici en concert –il n’enregistra jamais l’oeuvre en studio-.

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Playlist « Tiré de l’oubli »

Max Bruch fut un musicien assez célèbre en son temps, qui vécut longtemps, composa beaucoup –plus de 200 oeuvres répertoriées, dans tous les genres : symphonies, musique concertante, musique de chambre, opéras…– et qui, pourtant, ne doit son passage à la postérité qu’à son premier concerto pour violon, seule oeuvre régulièrement inscrite au répertoire de tous les grands violonistes.
C’est tout-à-fait justice pour cette dernière oeuvre, et un peu injuste pour le reste de sa production, ancrée dans la grande tradition romantique allemande : il convenait, avec cette playlist, de réparer cet oubli ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• Le concerto pour deux pianos et orchestre n’est pas remarquable, mais se laisse agréablement écouter –cf. extrait ci-dessous-. Il a été redécouvert tardivement, et son histoire singulière et un peu rocambolesque est racontée ici. En complément de cet excellent album, le concerto pour deux pianos de Mendelssohn, presqu’aussi rare et oublié, est une oeuvre de jeunesse irradiant de joie de vivre, composée lorsque le compositeur était à peine adolescent, et qu’il a vraisemblablement créée avec sa soeur Fanny au deuxième piano.

Seule autre pièce à être un peu passée à la postérité, Kol Nidrei, pour violoncelle et orchestre, est un « Adagio sur deux mélodies hébraïques pour violoncelle et orchestre avec harpe ». Certains reprochèrent à Bruch, de confession luthérienne, de s’approprier des mélodies issue de la liturgie hébraïque, mais c’est une très belle oeuvre, très lyrique, ici dans une version décantée et presqu’ascétique, qui lui sied à ravir.

Justement célèbre, le premier concerto pour violon est un pilier du répertoire des grands concertos pour violon du 19ème siècle, à côté de ceux de Beethoven, Mendelssohn ou Brahms pour ne citer que des compositeurs allemands. En disque, il est d’ailleurs régulièrement couplé avec l’un de ceux-ci, sans souffrir de la comparaison –à mes oreilles, il est même assez nettement meilleur que celui de Brahms-.

Enfin, j’ai une tendresse particulière pour les trios pour alto, clarinette et piano : ils constituent de jolies pièces de musique de chambre, sans grande prétention, mais s’écoutent agréablement et j’ai le souvenir d’avoir commencé à déchiffrer la première –la plus belle à mon avis– au violoncelle, il y a très –très ! – longtemps.

Un bel ensemble à découvrir, ou redécouvrir !

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Playlist « Seconde chance », encore…

Le principe est désormais bien connu : magnanime comme je suis, je redonne parfois une seconde chance à des enregistrements que je n’avais pas forcément appréciés à leur découverte ou à leur réécoute, afin de vérifier si mon point de vue à leur sujet a pu évoluer ! En fait, pas tellement ! L’opinion que j’en avais reste confirmée à la réécoute de cette playlist, entamée dès l’aube… –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Le Beethoven de Sir Clifford Curzon reste étrangement heurté rythmiquement, et assez pauvre en matière de dynamique, même si certains passages sont assez joliment chantants, mais cela s’avère assez anecdotique pour cette extraordinaire série de variations, qui réclame avant tout, selon moi, plus d’abattage ! Le style du pianiste convient mieux aux Moments Musicaux de Schubert, qui sont en revanche tout-à-fait agréables. L’album est tiré d’un coffret très inégal mais globalement décevant eu égard à la réputation assez élevée –et que j’ai du mal  comprendre…– de ce pianiste.

• Edwin Fischer, pianiste –et, paraît-il, grand pédagogue du piano– suisse, fut très célèbre en son temps pour ses interprétations des oeuvres de Beethoven : son cinquième concerto, accompagné par Furtwängler, est même considéré par certains comme l’un des plus grands disques de tous les temps, mais comme je dois être aussi sourd que le compositeur, cela ne m’a jamais frappé. Dans cet album, qui propose les trois dernières sonates du « Grand sourd », je reste sur ma faim. Le jeu du pianiste n’est de loin pas parfait –pour faire simple : c’est aussi brouillon que Schnabel, mais beaucoup moins urgent– et la prise de son, moyenne pour l’époque, n’aide pas beaucoup…

Les « Variations Enigma » d’Elgar par Leonard Bernstein constituent l’un des plus beaux contresens de ce chef, qui en commit beaucoup, au moins à mes oreilles, et pouvait se montrer remarquablement outrancier –certaines symphonies de Mahler ou les trois dernières de Tchaïkovsky par exemple– à la fin de sa vie : c’est tout-à-fait le cas ici ! Scandale supplémentaire, il alla jusqu’à surnommer Elgar « My fellow Eddy » –trad : « Mon pote Eddy »-, ce qui est un crime de lèse-majesté en Angleterre, où toute trace de puritanisme n’a pas disparu ! Certains mouvements sont largement étirés, d’autres, joués à un tempo relativement traditionnel, sont étrangement sonores mais assez pauvres en couleurs, malgré une prise de son de qualité. 

Je devais avoir bu lorsque j’ai acheté –pour une bouchée de pain, heureusement ! – l’album des Sparks : en fait, non ! Je revois encore le bac à soldes où il avait été oublié et j’espérais retrouver dans cet album le même niveau de qualité que dans leur excellent « Kimono My House, mais ce n’est pas du tout le cas. L’album part dans tous les sens, et même si les paroles sont souvent intéressantes et malicieuses, la musique est trop électro-pop pour mes oreilles. C’est un peu mieux que dans mon souvenir toutefois, grâce à certaines jolies mélodies –le chanteur, de plus est très bon– et malgré une instrumentation trop foisonnante pour moi : j’ai bien du mal à l’écouter en entier !

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Playlist à controverses !

Dans la lignée de la découverte du coffret dont je vous parlais il y a peu de temps, j’ai pu découvrir cette drôle d’oeuvre chorale : « La fête du mariage de Hiawahta », de Samuel Coleridge-Taylor. Il s’agit de la première partie de la cantate « The Song Of Hiawatha », composée en 1899, alors que le compositeur n’avait que 24 ans. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Samuel Coleridge-Taylor était un musicien métis, mort relativement jeune –1875-1912-, qui, de par ses origines, eut bien du mal à se faire une place dans l’Angleterre edwardienne, encore pleine de préjugés. Elève de Stanford, bon symphoniste dont je vous ai déjà un peu parlé ici ou là, Samuel Coleridge-Taylor acquit cependant une certaine notoriété, voire un succès important avec cette cantate –dont la création, semble-t-il, ut adoubée par Elgar himself-, les Anglais raffolant des grande oeuvres chorales depuis Handel.
Aux Etats-Unis, il fut surnommé le « Mahler Africain » suite à quelques tournées assez triomphales qu’il y effectua et malgré la forte ségrégation raciale qui régnait dans ce pays –il fut même, honneur suprême reçu par le président Roosevelt (Theodore)-. Ainsi, alors qu’il n’était autorisé à diriger que des chorales d’hommes noirs au départ, la dernière chorale qu’il dirigea était exclusivement composée d’hommes blancs. Il semblerait, selon divers témoignages d’époque, qu’il fut également un excellent pianiste.
Samuel Coleridge-Taylor eut un fils qu’il appela… Hiawatha !

A sa mort –vraisemblablement, en plus d’un tabagisme conséquent, de surmenage, comme Mendelssohn et au même âge que lui ! -, son oeuvre retomba dans un oubli assez profond, hors justement cette cantate redécouverte par Malcolm Sargent, redoutable défricheur d’oeuvres chorales anglaises plus ou moins obscures –le coffret évoqué l’autre jour en contient un certain nombre…-. 

La cantate est fondée sur un long poème épique, « Le cantique de Hiawatha », écrit par Henry Wadsworth Longfellow, qui narre l’histoire fictive d’un chef Indien, Hiawatha, de la tribu des Ojibwés, et sa romance tragique avec Minnehata, une indienne Dakota. Elle se situe au sud du Lac Supérieur –qui marque la frontière entre le Canada et les Etas-Unis, région initialement peuplée par les Indiens Ojibwés, et a contribué à réhabiliter l’image de l’Indien comme un « noble sauvage » aux Etats-Unis. A mon avis, qui n’engage que moi, « Le Derniers des Mohicans », de Fenimore Cooper, est plus intéressant –et plus facile– à lire, avec l’intégralité de la saga de « Bas-De-Cuir »…

Evidemment, c’est ici que la controverse intervient, sans quoi le titre de cette notule serait incompréhensible ! Curieusement, le mouvement « #BlackLivesMatter » a contribué à un vrai regain de popularité aux Etats-Unis, d’une part parce que Coleridge-Taylor avait contribué à propager l’information que Beethoven était en réalité métis et qu’il aurait eu 1/16è de sang africain; d’autre part parce que ce courant préconise de jouer exclusivement des musiciens noirs ou métis : Scott Joplin, le Chevalier de Saint-Georges ou encore Edmond Dédé. Evidemment, la musique y perdrait beaucoup…

Mais foin de ces querelles ! Cette cantate contient réellement de très beaux passages et mérite indéniablement de demeurer au répertoire ! Une vraie belle découverte, donc !

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Surcharge cognitive…

Mon agenda des semaines à venir, fait et refait pour essayer de caser aussi rationnellement que possible tout ce qu’il était nécessaire de caser en tenant compte des contraintes liées à la crise sanitaires, ressemble désormais à ça :

Sachant que les barres vertes, en particulier, correspondent :
soit à des déplacements longs –au moins deux heures de trajet quotidien– qui m’éloigneront de mon bureau de 07:15 à 20:00 environ –et que ce travail de bureau s’effectuera donc avant ou après ces échéances quotidiennes…– ;
soit à des activités nécessitant une grande mobilisation de mon cerveau :  je vais être en surcharge cognitive dans les prochains temps !

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