Ambiance agitée hier soir sur une partie de la ville ! Un très gros orage a sévi pendant une grosse heure, avec grondements célestes et déchaînement de la pluie et du vent. On n’entendait plus que cela, un clapotis incessant et très sonore, renforcé par les rafales de vent et les sirènes des pompiers, venus en nombre lutter contre les inondations de caves dans certaines rues adjacentes. Et puis, d’un coup d’un seul, tout s’est calmé ! Ce matin, les oiseaux chantent à qui mieux mieux dans le jardin !
En attendant la suite de ces tourments météorologiques –une nouvelle vague de gros temps est annoncée pour l’après-midi-, j’ai prévu d’affronter sereinement les événements avec cette playlist, entamée tôt ce matin –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand et sur l’extrait sonore pour en profiter un peu, vous aussi-.
Depuis hier soir, ce sont des « oeuvres de jeunesse » de Beethoven qui tournent sur ma platine… Je connais à peu près par coeur ses symphonies, la majorité de ses sonates, et plutôt bien; mais dans une moindre mesure, ses quatuors à cordes, très denses. Je connais moins bien le reste de sa musique de chambre ou les pièces orchestrales « mineures » –musiques de scène, contredanses et autres piécettes…-. Je pense avoir tout entendu au moins une fois, et suis retourné quelques fois vers ses trios à cordes ou avec piano –un extrait sonore vous donnera une idée de ces « compositions de jeunesse », dont certaines attestent déjà d’une belle maturité-, qui connurent un joli succès lors de leurs premières présentation au public.
J’approfondis, donc, tout en lisant, en parallèle, cette ancienne biographie –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.
Editée au départ par « Le club français du livre », elle a dû entrer dans de nombreuses chaumières et reste intéressante, puisque de très nombreux extraits des cahiers de conversation sont présentés –Beethoven étant sourd assez jeune, il communiquait par écrit avec ses interlocuteurs, ce qui nous offre des sources riches et abondantes, parfois assez triviales lorsqu’il se « déboutonnait » -. Cette présentation biographique est complétée d’une approche un peu plus technique –point trop n’en faut, c’est un ouvrage « grand public » des années 50– des oeuvres, ainsi que d’un essai sur la personnalité du compositeur à travers sa musique et dans le contexte de son temps, plutôt intéressant.
En parallèle à cette lecture, la revue Gramophone propose un article intéressant sur Erik Satie, celui pour lequel le parti politique qui n’aime pas la culture a proposé de ne pas soutenir financièrement le musée consacré à sa mémoire. On y apprend notamment, outre les petites anecdotes déjà proposées ici : qu’il fut dévasté par la mort de Jean Jaurès, qu’il adhéra brièvement au parti communiste français etqu’ayant touché un petit héritage, il acheta sept exemplaires du même costume de velours vert olive, afin d’assumer son image de dandy –il mourut néanmoins dans une pauvreté effroyable que ses amis ne soupçonnèrent jamais-… Un second extrait sonore vous permettra d’entendre une autre de ses brèves compositions, dont la lecture et l’appropriation du nom durent souvent plus longtemps que l’écoute…
Saines lectures, de quoi passer agréablement et calmement le week-end après –et avant– de longues semaines de labeur et entre deux séances de chauffeur pour nain !
Au terme d’une longue et laborieuse journée, je me suis fait un petit cadeau, ce soir, en souvenir d’un des très bons concerts auquel je me suis rendu, il y a quelques années !
Bon –et juvénile– public, voyage en train en compagnie de quelques « corbeaux » venus eux aussi pour l’occasion et dont il n’était pas difficile de savoir où ils allaient, très joli cadre, excellente première partie, show de qualité malgré le split à venir quelques semaines plus tard et quelques tensions perceptibles sur scène…
Bref, j’avais beaucoup –beaucoup !-apprécié ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand et sur l’extrait sonore pour participer, à votre manière, à ce concert…– !
Aujourd’hui, une playlist d’enregistrements d’oeuvres du grand répertoire, ou presque –je ne suis pas absolument certain qu’on puisse considérer Manuel De Falla comme étant inscrit dans le grand répertoire-, dans des versions dirigées par de jeunes chefs dans les années 50 ou au début des années 60. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.
Evidemment, le nom de Lorin Maazel n’est pas, a priori, synonyme de « petit jeune », puisqu’il vécut fort longtemps et conduisit une très longue carrière –c’est même l’un des chefs qui a la plus longue carrière discographique dans le monde de la musique classique-. Cependant, avant d’être vieux, il fut jeune, et même très talentueux du temps où il commença à enregistrer pour l’éditeur au logo jaune, c’est à dire à la fin des années 50 et au tout début des années 60. Il en reste des albums mémorables et vraiment excellents, qui constituent la grande majorité de cette playlist.
Celle-ci est complétée par un opéra de Wagner dirigé par Ferenc Fricsay, alors âge de 39 ans, et à la notoriété bien assise à cette époque. Pour lui, le temps était, déjà, compté, puisqu’il vécut moins de dix ans après la sortie de cet album.
C’est l’orchestre qui les relie tous les deux, puisqu’une partie des oeuvres de cette playlist est interprétée par l’orchestre de la radio de Berlin, remarquablement phonogénique durant ces années !
En extrait, une oeuvre rare d’un compositeur absolument majeur, dont la trame lui servit plus tard pour écrire une « symphonie héroïque », dirigée par Lorin Maazel. C’est très court !
Des œuvres relativement rares composent la playlist de ce jour et entrer dans un bienvenu week-end prolongé-cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-, consacrée au piano, pour sortir un peu de ma zone de confort pianistique -Beethoven, Schubert, Liszt, Ravel…- et me laisser surprendre par des compositions dont je n’ai pas un souvenir très précis –encore que les aimables Pièces Lyriques de Grieg semblent désormais assez bien inscrites dans le « grand répertoire » et que je vous avais déjà proposé une jolie bluette de Medtner ici, que vous pourrez écouter en sus de l’extrait ci-dessous, à découvrir-.
A part Grieg, les compositeurs du jour sont assez peu connus. Vous trouverez de quoi satisfaire un début de curiosité ici concernant Alkan, ou là concernant Vainberg –orthographié aussi Weinberg, ou Veinberg…– ou enfin ici concernant Medtner, sans doute le plus enregistré des trois.
C’est une bien modeste playlist –un et un seul album– qui a accompagné ces deux derniers jours, pour cause d’un trop-plein d’occupations diverses, variées et néanmoins professionnelles pour l’essentiel, d’autant que j’ai perdu un temps assez conséquent dans les bouchons pluvieux d’hier et aujourd’hui. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand : toutes les pochettes des albums de cette série sont très jolies, avec un souci de détail descriptif bien adapté-.
L’album écouté bénéficie d’une réputation très controversée, et contrastée : en France, il est de bon ton de ne pas apprécier outre mesure –voire moins– les enregistrements de Karajan dans les symphonies londoniennes de Haydn. Curieusement, en Allemagne, l’appréciation est nettement plus positive, et encore meilleure dans le pays anglo-saxons.
Le grand spécialiste de Haydn au 20ème siècle, le musicologue Howard Chandler Robbins Landon, en parlait comme faisant partie des toutes meilleures versions, et le magazine Gramophone les qualifiait de « fully enjoyable ». Comme d’habitude, la « vérité » doit se situer entre les deux, et je n’aime pas suffisamment Haydn pour thésauriser, et donc connaître en profondeur, de nombreuses versions de ses symphonies dans cette optique « large » : dans mon souvenir, Jochum est sans doute plus allant dans les menuets, mais pas forcément plus agréable dans les autres mouvements. En définitive, l’extrait proposé ci-dessous vous permettra de vous faire votre propre idée de la chose !
Tricoter et détricoter mon agenda de mai et juin, c’est le fastidieux labeur auquel je m’occupe avec ardeur ces derniers jours… Trop de tâches et pas assez de cases aux moments adéquats ! Donc, je déplace, je remplace et je replace, ou du moins je m’évertue à le faire en attendant de le refaire !
Du coup, faisant cela, je ne fais pas autre chose, et, notamment, la pile des disques en attente diminue pas. Depuis quelques jours, je n’ai guère eu l’occasion d’en écouter beaucoup, mais j’ai pris du de plaisir, cependant, à découvrir les albums suivants –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-, qui ne sont pas, de loin, des nouveautés eu égard à la date de leur sortie, mais qui attendaient que je leur prête une oreille un peu attentive ! Le Schumann, –extrait en écoute juste ci-dessous– en particulier, est intéressant mais assez dépaysant pour les oreilles habituées aux grandes versions berlinoises de Furtwängler, Kubelik ou Karajan !
Aujourd’hui, la maison a résonné des nombreux quatuors à cordes écoutés –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.
Musique souvent austère, voire parfois aride, aux oreilles du « profane » –vous pouvez essayer l’extrait ci-dessous pour vous faire une idée aimable de la chose– mais néanmoins passionnante, où les plus grands compositeurs ont souvent donné le meilleur d’eux-mêmes.
Pour beaucoup, le quatuor à cordes –2 violons, 1 alto et 1 violoncelle jouant quatre voix indépendantes mais néanmoins fortement imbriquées– représente le genre noble par excellence, celui où la forme du discours est aussi importante que le discours lui-même.
Sardequin nous propose d’écouter, sur son blog, une valse qui n’en est pas une ! J’ai compté jusqu’à 3, ça ne correspondait pas, j’ai recompté dans tous les sens, mais non : ce n’est pas une valse !
En voilà donc une, toute courte mais très bien écrite, où la pulsation à trois temps vous saisira et vous donnera peut-être des fourmis dans les jambes ! 1-2-3 : comptez !
Les plus grands –citons en passant les frères Strauss et leur père, le non moins célèbre Richard Strauss, Tchaikovsky, Chopin, Beethoven dans son recueil de danses allemandes, Mozart…– se sont illustrés dans l’écriture de valses plus ou moins célèbres –et plus ou moins dansantes : parfois l’écoute se satisfait d’elle-même…-. Bien interprété –il s’agit essentiellement de ne jamais « bourriner » la pulsation, tout en la rendant perceptible-, cela reste délicieux !