Tsunami bleu !
A ce stade du dépouillement, ce n’est plus une simple vague, mais un tsunami bleu qui s’est répandu à travers les États-Unis d’Amérique ! MAGA s’est transformé en VETO…
A ce stade du dépouillement, ce n’est plus une simple vague, mais un tsunami bleu qui s’est répandu à travers les États-Unis d’Amérique ! MAGA s’est transformé en VETO…
Près du campus universitaire, l’avenue qui abrite les rails du tramway de la ligne qui relie les quartiers sud de Strasbourg au centre-ville, et jusqu’à la gare est bordée d’arbres qui viennent d’être taillés selon une coupe « au carré » qui ne les avantage pas vraiment, même si l’alignement quasi-parfait qui en résulte est tout-à-fait surprenant ! J’imagine que cette coupe d’hiver était rendue nécessaire à cause des lignes électriques du tramway…
Mais quand même, si j’étais un arbre, je changerais de coiffeur !
La playlist de ce jour est consacrée à trois concertos pour piano parmi les plus célèbres du répertoire dans des interprétations qui ont, de tout temps, été sujettes à controverses, plus encore en France que dans d’autres pays dont j’ai pu retrouver quelques échos.
Pourtant, la collaboration entre ces deux artistes qui s’estimaient et s’admiraient réciproquement s’est révélée relativement fructueuse quantitativement parlant, puisqu’Alexis Weissenberg est sans doute le pianiste avec lequel Herbert von Karajan a le plus enregistré dans le domaine du concerto pour piano et leur legs discographique est désormais reconsidéré plus positivement auprès des musicographes actuels -même, mais dans une moindre mesure, en France- au gré des rééditions. -Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.
• Piotr I. Tchaïkovsky – Concerto pour piano n°1
Alexis Weissenberg, piano – Orchestre de Paris, Herbert von Karajan – 1971 ***
Ce disque m’est cher non pour son contenu, mais parce qu’il s’agit du tout premier disque qui me fut offert pour mon sixième anniversaire. J’avais entendu à la radio ce concerto et j’en chantais continuellement, paraît-il, sa très célèbre introduction, au risque de l’agacement paternel qui n’appréciait guère Tchaïkovsky ! Karajan a enregistré l’oeuvre quatre fois, cette version parisienne n’est ni pire ni meilleure que ses autres versions dans sa conception. Le tout jeune orchestre de Paris dont il était alors «conseiller musical spécial» depuis 1969, charge dont il devait vite se débarrasser l’année suivante, notamment parce qu’il jugeait les musiciens de l’orchestre plutôt désinvoltes et parce que les engagements de recrutement promis par le ministère de la culture lors de la signature de son contrat ne furent pas tenus, n’est cependant pas à cette date le plus exceptionnel des orchestres –son successeur, Sir Georg Solti, se cassa les dents pour les mêmes raisons et rendit bien vite sa baguette également…-. Alexis Weissenberg, pianiste très apprécié du chef autrichien, joue une partition tout en muscle, mais les deux musiciens semblent avoir renoncé à jouer la même partition.
• Sergei Rachmaninov – Concerto pour piano n°2
Alexis Weissenberg, piano – Orch. Philh. de Berlin, Herbert von Karajan – 1973 ****
Deux ans plus tard, à Berlin, chef et pianiste évitent, a contrario et de manière surprenante, tout enlisement dans le deuxième concerto pour piano de Rachmaninov. C’est une très belle version de ce concerto qui est offerte, avec un orchestre voluptueux –la partition se prête admirablement à ce traitement– mais qui ne sombre jamais dans le sirupeux et un pianiste à la virtuosité très expressive. Un très bel album ! L’enregistrement est l’un des tout premiers réalisé en quadriphonie –et remastérisé en CD en stéréo-, une technique qui ne perdura pas et qui n’enrichit que les marchands de canapé !
• Johannes Brahms – Concerto pour piano n°1
Alexis Weissenberg, piano – Orch. Philh. de Londres, Carlo Maria Gilulini, 1973 ****
Tout au long des années 70, Alexis Weissenberg, rescapé d’un camp de concentration où il fut emprisonné durant quelques mois, encore enfant, pendant la seconde guerre mondiale, fut un pianiste extrêmement populaire en France –à tel point qu’il se fit naturaliser français-, largement popularisé par ses passages télévisés dans « Le grand échiquier », émission qui contribua à populariser la musique classique auprès d’un large public. Le premier concerto pour piano de Brahms avec le chef italien Carlo Maria Giulini fait partie de ses meilleurs disques concertants. A mes oreilles, le chef est meilleur ici que dans son célèbre enregistrement avec Claudio Arrau, pourtant bien plus largement réédité, et ce concerto à la virtuosité exigeante convient parfaitement au jeu du pianiste. Une belle réussite !
Entre balades post-estivales, soirées gastronomiques et autres expériences culinaires, week-end festifs et tournée des cimetières -novembre oblige-, j’ai été bien occupé ces dernières semaines, mais j’ai tout de même trouvé de quoi vous proposer une nouvelle surprise mensuelle, d’autant plus précieuse qu’elle est très rare ! A vous de la découvrir… C’est ici que vous la trouverez.
Comme toujours, la surprise du mois précédent est désormais caduque et retirée de son serveur.
ENJOY !
… le long de l’Ill, des institutions européennes à « l’autre cathédrale de Strasbourg » !
Ce matin, j’ai profité d’une coupure programmée de courant dans notre immeuble pour je ne sais quelle raison -c’est la quatrième fois en un an que la rue est en mode « tranchée » pour des travaux : aujourd’hui : intervention sur le réseau électrique- et d’une météo très ensoleillées et d’une température quasi estivale pour aller faire une longue balade qui m’a conduite du quartier des institutions européennes, au bord de l’Ill, à « l’autre cathédrale de Strasbourg ».
L’Ill, un affluent du Rhin, baigne le bâtiment d’Arte, le Parlement européen, le Conseil de l’Europe et la Cour européenne de justice. En longeant ses rives, le quai est bordé de somptueuses villas, lesquelles abritent essentiellement ambassades et consulats : elles sont donc partiellement cachées par des murs parfois élevés ou un rideau de verdure et protégées par de lourdes grilles ; les caméras de surveillance sont encore plus nombreuses que les vigiles. Un seul bâtiment échappe à cette règle : il s’agit d’un restaurant multi-primé, dont la carte ne comporte que deux menus, l’un en cinq plats, l’autre en six plats, et, en particulier, ce monument ultra-complexe techniquement de l’art culinaire français : le lièvre à la royale, qu’il faudra bien que je goûte un jour –après avoir copieusement puisé dans mon plan-épargne– !
Ce quai aboutit à ce qui est fréquemment considérée comme « l’autre cathédrale de Strasbourg », le temple de l’église réformée Saint-Paul –plus exactement : Paulskirche, ou Église de Paul, les protestants ne pratiquant pas le culte des saints-, achevée par les Allemands en 1897, et dévolue, donc au culte luthérien, à destination des soldats protestants de la garnison de Strasbourg, nombreux après la guerre de 1870. L’édifice, au coeur de la Neustadt, est moins imposant que la cathédrale, mais on le voit néanmoins de très loin car il s’inscrit à la croisée des larges avenues aménagées par les Allemands entre 1880 et 1900, et que ses deux clochers atteignent presque 80 mètres de hauteur, soit quasiment autant que de nombreuses cathédrales de France de l’intérieur. Il fait pendant, à l’autre extrémité de son avenue, à l’église Saint-Maurice, d’un style assez similaire, mais plus petite et avec un seul clocher qui ne s’élève qu’à une soixantaine de mètres, attribuée initialement aux soldats catholiques de la garnison de Strasbourg.
Entre monuments institutionnels, monument culinaire et monuments religieux, une superbe balade monumentale, donc, sous un soleil estival en cette fin octobre !
La playlist de cette belle matinée d’automne qui s’annonce au lever du jour est hautement contrapuntique, avec plusieurs pièces pour du « père Bach » –les lecteurs de ce blog devraient désormais savoir comment on prononce son nom, au risque de sombrer dans le ridicule…-, celui qui « contrepointe à tire-larigot » selon l’avis de son contemporain et ami Georg Philipp Telemann, beaucoup plus « succesfull » en son temps ! Toutes ces oeuvres sont interprétées au piano, quand bien même elles n’ont pas été écrites spécifiquement pour cet instrument, dont la construction en était encore à ses premiers balbutiements du temps de Bach. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.
• J.S Bach – Suites anglaises n°2 & 3, BWV 807 & 808
Ivo Pogorelich, piano – 1986 *****
Un très beau disque d’un artiste singulier, qui fit une entrée dans le métier fracassante au début des années 80, avant de se faire un peu oublier suite au décès de sa professeures, qu’il épousa tout jeune, et de réapparaître depuis une quinzaine d’année. Au début de sa carrière les interprétations d’Ivo Pogorelich étaient d’une approche parfois iconoclaste mais fraiche et nouvelle, toujours d’une grande perfection technique et d’une sonorité riche et belle. C’est également le cas avec cet excellent album, de surcroît très bien enregistré.
Depuis son retour à la scène et au disque, Ivo Pogorelich est encore plus extrême dans ses choix, tordant délibérément les tempi au gré d’un comportement parfois erratique et d’un caractère que l’on qualifiera euphémistiquement de lunatique.
• J.S. Bach – Variations Goldberg, BWV 988
Rosalyn Tureck, piano – 1988 *****
Rosalyn Tureck, pianiste américaine, était considérée, de son vivant, comme « la grande prêtresse de Bach », qu’elle aborda au clavecin, au thérémine, au synthétiseur –bien avant Wendy Carlos– et, surtout, au piano. Cet enregistrement constitue en quelque sort son chant du cygne et, pour peu que l’on accepte de s’installer 90 minutes –la pianiste effectue avec une belle inventivité de très nombreuses reprises– pour l’écouter très attentivement, il est tout-à-fait remarquable. La pianiste conjugue comme personne l’inventivité horizontale –mélodie, nuances dynamique– et la lisibilité verticale –la main gauche est magnifique, cf. extrait-, sur des des tempi généralement lents. Cette très grande lisibilité est encore accrue par une prise de son un peu sèche mais parfaitement adaptée à la vision de la pianiste. Glenn Gould lui-même, célèbre pour son interprétation de ces variations, avait reconnu qu’il n’avait subi qu’une seule influence : celle de Rosalyn Tureck.
• J.S. Bach – L’art de la fugue, BWV 1080
Pierre-Laurent Aimard, 2008 ****
On ne sait pas vraiment pour quel instruments « L’art de la fugue » fut écrit, Bach n’ayant précisé aucune instrumentation, qui est restée inachevée. J’ai dans ma discothèque des versions pour orgue –c’est assez austère sur la durée-, pour clavecin –c’est assez clinquant sur la durée-, pour piano ou pour orchestre de chambre, ces deux dernières propositions étant celles qui conviennent le mieux à mes oreilles.
La version du jour, par un pianiste qui s’est essentiellement distingué dans les oeuvres pour piano du vingtième siècle, est d’une très belle lisibilité formelle et d’une grande acuité rythmique, mais d’un rapproche intellectuelle un peu austère, distanciée et froide. L’oeuvre se prête plutôt bien à ce traitement cependant, et le disque reste agréable à écouter.

Depuis 51 ans, le dernier dimanche du mois d’octobre est traditionnellement le jour le plus long de l’année : il dure 25 heures au lieu de 24 : c’est magique !
Nous sommes désormais passés à « l’heure d’hiver », qui nous rapproche de l’heure solaire –le décalage n’est plus que d’une heure– et qui serait, globalement, plus bénéfique pour la santé, même si l’heure d’été a les faveurs de nombreuses personnes : cependant, le décalage avec l’heure solaire y est alors de deux heures et, en période de canicule comme cet été, les dangers pour la santé sont accrus, puisqu’on ne profite pas de la relative fraîcheur matinale et que le pic de chaleur a lieu vers 16 heures au lieu de 14 heures –en revanche, rester attablé en terrasse dans une raisonnable clarté en soirée est, en effet, très plaisant…-.
Quant aux économies d’énergie évoquées lors de la mise en place de ce dispositif il y a un demi-siècle –cette époque où on avait des idées à défaut de pétrole…-, il y a fort longtemps qu’on sait qu’elles ne représentent à peu près rien !
Lors d’une large consultation européenne en 2019, une très large majorité de citoyens avaient voté en faveur de la fin du décalage horaire, mais ce projet fut remis aux calendes grecques à cause de la « crise Covid » et n’a jamais été réactualisé depuis, bien que la question soit sporadiquement évoquée à chaque changement d’heure. Il va sans dire que le choix heure d’hiver / heure d’été n’avait pas été tranché à ce stade, et qu’une éventuelle consultation sur ce sujet apporterait sans doute des réponses nettement moins unanimes !
L’iPod de toute première génération, qui contribua très largement à l’essor de la firme à la pomme, sortait il y a 25 ans aujourd’hui. Lecteur de fichiers musicaux muni d’un disque dur de 5Go à cette époque, il communiquait avec l’ordinateur via une très rapide interface FireWire et sa batterie permettait d’écouter de la musique une journée sans faiblir ! Sa molette de navigation, à l’époque, était tout-à-fait révolutionnaire et remarquablement pratique. L’objet a bien évolué par la suite et sa popularité, l’espace d’une décennie, telle qu’il fut même utilisé par le monde d’en face, une licence de fabrication ayant été accordée assez rapidement à la firme HP. L’apparition de l’iPhone contribua progressivement à la disparition de l’iPod.