Playlist de grand vent

Avec la mini-tempĂȘte qui souffle en ce moment, le premier CD de la playlist de ce jour –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand– Ă©tait tout-Ă -fait prĂ©monitoire : ça dĂ©bute en effet sur une mer dĂ©chaĂźnĂ©e, avec vagues dĂ©ferlantes et avis de grand vent !

Playlist09022016

Ça continue avec un des plus beaux albums des 90’s, pas forcĂ©ment trĂšs connu, et pourtant, la chanteuse de ce groupe est française –et trĂšs jolie-. Une pop fraĂźche, douce et intimiste, trĂšs agrĂ©able Ă  Ă©couter –vous pourrez en juger par vous-mĂȘme avec le petit extrait proposĂ© ci-dessous : tout le reste de l’album est Ă  l’avenant-. Le premier album de ThiĂ©faine est gentiment loufoque et supporte fort bien ses presque 40 ans, et on ne prĂ©sente plus « The Wall » des Pink Floyd, sans doute le dernier grand disque du groupe.

FondEcranNotuleComme il faisait trĂšs moche, j’ai mis des couleurs sur le fond de la page, le gris de la mĂ©tĂ©o Ă©tant suffisamment gris pour ne pas en rajouter par ailleurs  😀  ! Il faut malheureusement un &cran large pour voir ce que cela peut donner…

Cliquer sur l’imagette pour la voir en plus grand-.

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Playlist « Page d’histoire »

C’est suite Ă  un petit commentaire laissĂ© chez Sardequin que j’ai réécoutĂ©, ce matin, la trĂšs belle bande-son du remarquable documentaire « The civil war » rĂ©alisĂ© par Ken Burns, somme incontournable pour qui veut en savoir plus sur cet Ă©vĂ©nement Ă©vĂšnement –dans l’orthographe rectifiĂ©e de 1990– fondamental de l’histoire des Etats-Unis d’AmĂ©rique, au mĂȘme titre que l’excellent livre de James McPherson qui lui est consacrĂ© ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Playlist08022016
SoldatSSoldatNIl s’agit en effet d’un fait historique assez mal connu des français, qui sont paraĂźt-il fĂ©rus d’histoire, pour peu –selon moi– qu’il s’agisse d’Histoire de France avec un grand H
 Laquelle est relativement plus simple Ă  envisager, notre pays Ă©tant marquĂ© par un centralisme forcenĂ© de longue date, qui n’a pas variĂ© au fil des diffĂ©rents rĂ©gimes politiques qui se sont succĂ©dĂ©s, ce qui rend en dĂ©finitive trĂšs linĂ©aire la perception que l’on peut avoir de son histoire.

Pour complĂ©ter cette notule, l’hymne de l’Union –les bleus-, suivi de l’hymne des confĂ©dĂ©rĂ©s –les gris-, feront parfaitement l’affaire ! Pour mĂ©moire, ce sont les bleus qui ont gagnĂ© Ă  la fin !

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Playlist en bleu-blanc-rouge

C’Ă©tait hier, et la mĂ©tĂ©o Ă©tait mĂ©diocre ! Elle ne s’est pas amĂ©liorĂ©e aujourd’hui, cela dit ! Sur ma lancĂ©e des Ă©coutes consacrĂ©es Ă  Erik Satie en dĂ©but de semaine, j’ai prolongĂ© cette ambiance avec cette playlist trĂšs agrĂ©able –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Playlist07022016

Beaucoup de Ravel, donc, et un peu de Debussy, que j’apprĂ©cie moins que son presque contemporain. En Ă©coutant les deux albums de Pascal RogĂ©, je me suis demandĂ© pourquoi cet excellent pianiste menait une carriĂšre mĂ©diatique aussi confidentielle : c’est, Ă  mon avis, trĂšs supĂ©rieur, dans ce rĂ©pertoire, Ă  la star des pianistes français du moment…
Le disque de Karajan a fait un triomphe en Angleterre et en Allemagne –et continue Ă  y jouir d’une rĂ©putation fort enviable-. C’est moins la cas en France, semble-t-il, oĂč l’on semble prĂ©fĂ©rer une « ligne plus claire ». C’est en tout cas d’une beautĂ© de lignes et de timbres assez remarquable !

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Playlist de compétition

Hier, aprĂšs avoir dĂ©montĂ© l’ancien lavabo et installĂ© nouveau –instants Ă©piques oĂč l’on se rend compte que le pied de l’ancien Ă©tait Ă  moitiĂ© scellĂ© dans le sol : lorsque le carrelage a Ă©tĂ© posĂ©, ils sont passĂ©s autour du pied plutĂŽt que de passer en-dessous
 Il a fallu le casser au marteau pour l’enlever
-, j’ai testĂ© cette playlist pour me concentrer plus spĂ©cifiquement sur l’aspect purement sonore, afin de tester le nouveau lecteur de CD –cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Playlist06022016

Conclusions : au stade de dĂ©veloppement actuel des convertisseurs numĂ©riques Ă  haute rĂ©solution, trĂšs honnĂȘtement, je ne suis pas sĂ»r qu’il y ait plus qu’ un pouillĂšme de chouĂŻa de diffĂ©rence avec l’ancien, qui Ă©tait exactement de la mĂȘme gĂ©nĂ©ration. Autant d’énormes progrĂšs en matiĂšre de confort sonore semblent avoir Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s depuis l’apparition des tout premiers lecteurs au dĂ©but des annĂ©es 80, autant, depuis une petite dizaine d’annĂ©es, les constructeurs semblent avoir atteint la quintessence d’une technique.

Donc, comme l’ancienne platine, celle-ci sonne ample et rigoureuse, avec de beaux timbres et une scĂšne sonore rĂ©aliste –sachant que l’amĂ©nagement de la piĂšce est largement perfectible pour cette derniĂšre caractĂ©ristiques-, et exploite au mieux les CD qui lui sont confiĂ©s : quand les enregistrements sont de qualitĂ©, il sont restituĂ©s  de maniĂšre trĂšs satisfaisante, quand ils sont mauvais ou anciens, cela s’entend aussi… Les diffĂ©rences entre prises de son montrent qu’elle n’a pas de couleur propres marquĂ©es et qu’elle s’avĂšre donc d’une belle neutralitĂ© : c’est exactement ce qu’on lui demande !

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Victime -consentante- de l’obsolescence programmĂ©e

Je vous avais dĂ©jĂ  racontĂ© comment j’avais dĂ» dĂ©poser mon lecteur de CD au SAV, pour cause de lecture alĂ©atoire de certains CD et de « bruits mĂ©caniques » divers . Trois semaines plus tard, jour pour jour, puisque c’était le dĂ©lai annoncĂ©, je suis retournĂ© la chercher. ProblĂšme : elle n’était pas de retour, la piĂšce dĂ©fectueuse Ă©tant toujours en commande. Soit
 Hier, le technicien me tĂ©lĂ©phone et m’indique que franchement, non, ça l’embĂȘte de me faire attendre jusqu’à avril ou mai –sic
– et que le magasin va me faire un avoir pour un nouveau lecteur CD.

Evidemment, cela ne m’arrangeait pas outre mesure, d’une part parce que j’aimais bien le mien, et d’autre part parce que je l’avais achetĂ© Ă  prix vraiment sacrifiĂ©, et qu’un avoir pour ce montant ne me permettait pas de retrouver une machin Ă©quivalente. Il a donc fallu nĂ©gocier, et je pense que la rĂ©paration devait vraiment ĂȘtre problĂ©matique ou coĂ»teuse pour eux –alors mĂȘme que le modĂšle ne semble pas totalement retirĂ© du marchĂ© Ă  ce jour-, puisque j’ai pu obtenir un avoir sur la valeur neuve et au tarif normal de l’ancien lecteur !

Un dĂ©tour au rayon adĂ©quat, oĂč un choix relativement restreint mais d’assez belle qualitĂ© s’offrait Ă  moi et me voilĂ  avec une nouvelle platine CD, qui marche tout comme l’ancienne ! –Cliquer sur l’image pour la voir ne plus grand-.

Marantz6005

La sciences des Ăąnes…

BonnetaneC’est ainsi que Voltaire dĂ©finissait l’orthographe ! Dont la modeste Ă©volution, dĂ©jĂ  ancienne, puisque dĂ©finie en 1990 par l’AcadĂ©mie française, semble avoir Ă©tĂ© dĂ©couverte hier seulement par une grande majoritĂ©, qui s’en Ă©meut ! Une rĂ©action outrĂ©e un quart de siĂšcle plus tard, ça interroge plus sur l’outrance mĂȘme de la rĂ©action que sur l’importance de la chose


ProgrammesC32008Cette nouvelle orthographe est dĂ©jĂ  prise en compte dans les programmes de l’école et du collĂšge depuis 2008, et certains manuels scolaires l’avaient d’ores et dĂ©jĂ  retenue sans que cela ne pose le moindre problĂšme. –cliquer sur les images pour les voir en plus grand-. Les correcteurs orthographiques en tiennent eux aussi largement compte, et les pays francophones l’ont Ă©galement adoptĂ©e depuis fort longtemps.

ProgrammesColl2008Beaucoup de bruit pour pas grand-chose, en dĂ©finitive, si ce n’est pour montrer que nous sommes un pays de traditions et de conservatisme, qui se crispe bien facilement face Ă  tout ce qui pourrait bousculer les habitudes –si Ă©crire convenablement et sans erreur orthographique Ă©tait une habitude, cependant, cela se saurait cependant depuis longtemps-.

La rĂ©forme de la grammaire, au 17Ăšme siĂšcle, avait dĂ©jĂ  soulevĂ© quelques cris d’orfraie. InterrogĂ© sur son lit de mort quant Ă  la meilleure maniĂšre de conjuguer le verbe « aller », Vaugelas, dans une phase restĂ©e cĂ©lĂšbre, eut ce trait d’esprit : « Je vais mourir, ou je vas mourir, l’un et l’autre se dit, ou se disent ».

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Playlist « Une soirée avec Robert »

Quelques moments passĂ©s en compagnie de quelques oeuvres pour piano de Robert Schumann, dans des interprĂ©tations variĂ©es, voilĂ  de quoi Ă©gayer cette trĂšs pluvieuse soirĂ©e ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Plauylis03022016

Les « Etudes symphoniques » par Kempff sont un peu dĂ©cevantes, je crois que le pianiste Ă©tait un peu atteint par la limitĂ© d’Ăąge lorsqu’il enregistra cette oeuvre qui n’est pas des plus facile. Tout de la manque un peu de mobilitĂ© et d’engagement rythmique, mĂȘme si la poĂ©sie reste prĂ©sente. Beaucoup plus virtuose, Horowitz s’appropria joliment les « ScĂšnes d’enfants » –extrait en Ă©coute Ă  la fin de cette brĂšve notule-, qui furent longtemps Ă  son rĂ©pertoire et dont Martha Argerich offre une vision trĂšs complĂ©mentaire et non moins belle –c’est un de mes disques prĂ©fĂ©rĂ©s de la dame, et, pour la petite histoire, l’un d mes premiers CD-. Le dernier disque beaucoup plus rĂ©cent, et Pletnev, Ă  son habitude, s’y montre trĂšs virtuose –et un peu froid, mais c’est du fort beau piano-. Le contraste avec Kempff dans l’Ă©tude n°III est saisissant, et cruel pour le pianiste allemand, Ă  la main gauche si lourde… La vieillesse est un naufrage…

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Autre playlist brĂšve d’avant le dodo !

BachGoldbergtrioCe soir encore, une plylist trĂšs modeste en quantitĂ©, mais d’une trĂšs belle qualitĂ©. Les Variations Goldberg, dont je vous avais dĂ©jĂ  parlĂ© ici, qui furent rendues cĂ©lĂšbres par Glenn Gould et Hannibal Lecter, sont gĂ©nĂ©ralement interprĂ©tĂ©es au clavecin, voire au piano pour les rĂ©fractaires / allergiques au clavecin, comme le chef anglais Thomas Beecham, qui comparait les sonoritĂ©s de cet instrument Ă  des « squelettes copulant sur un toit en tĂŽle ondulĂ©e » (« skeletons copulating on a corrugated iron roof ») ou encore Ă  celui d’une « cage Ă  oiseaux jouĂ©e Ă  l’aide de fourchettes Ă  rĂŽtir » (« a birdcage played with toasting forks ») !

Mais, outre ces deux instruments, il existe aussi des transcriptions pour des instrumentariums trĂšs variĂ©s, dont celui Ă©coutĂ© ce soir – : violon, alto et violocelle-. L’oeuvre, trĂšs contrapuntique, le supporte aisĂ©ment, et cela apporte des couleurs diffĂ©rentes, Ă  dĂ©faut de changements plus fondamentaux. Un Cd trĂšs agrĂ©able pour entamer la soirĂ©e ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Dans un Ă©lan magnanime, je vous invite Ă  Ă©couter la reprise de l’aria Ă  la fin de cette oeuvre, dans cette version.

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Playlist brÚve et élégante

satie_portraitAujourd’hui, peu de temps Ă  consacrer Ă  l’entretien de mes oreilles
 Je me suis donc rĂ©solu Ă  me tourner vers ce coffret qui attendait sagement son tour sur sa pile, sachant que je ne serai confrontĂ© qu’à des piĂšcettes d’une durĂ©e gĂ©nĂ©ralement trĂšs brĂšve et d’une belle Ă©lĂ©gance. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

En matiĂšre d’interprĂ©tation, ce n’est pas tout-Ă -fait mon idĂ©al, mais c’est trĂšs bien tout de mĂȘme et ça a le mĂ©rite d’ĂȘtre trĂšs complet !

Satie_PeintureErik Satie fut un compositeur entrĂ© dans la postĂ©ritĂ© essentiellement pour ses trois «GymnopĂ©dies», ses six  «Gnossiennes», mais Ă©galement pour les titres tous plus bizarres les uns que les autres qu’il employait pour nommer ses compositions : on citera notamment, parmi d’autres les «Vieux sequins et vieilles cuirasses», les «PrĂ©ludes flaques pour un chien» ou la «Sonatine bureaucratique». Ces compositions, par ailleurs, ne comportent pas toujours de barre de mesure et les indications qu’il porta pour guider les interprĂštes constituent autant d’aimables clins d’oeil : trĂšs bien; en blanc et immobile; dans la tĂȘte


Fumiste gĂ©nial ou escroc talentueux, volontiers dandy mais pauvre comme Job Ă  la fin de sa vie, la postĂ©ritĂ© n’a jamais vraiment rĂ©ussi Ă  trancher le cas de ce curieux bonhomme, qui aimait les enfants et les bons mots. On lui doit notamment quelques merveilles d’une loufoquerie de bon aloi : ‱ « Les pianos, c’est comme les chĂšques : ça ne fait plaisir qu’Ă  ceux qui les touchent”; ‱ “J’ai connu autrefois un pauvre homme qui, par scrupule, n’a jamais voulu coucher chez lui, disant que son nom Ă©tait un nom Ă  coucher dehors”; ‱ “Si vous voulez vivre longtemps, vivez vieux”;  ‱ “Quiconque habite une tour est un touriste”


Un petit extrait fort connu de cette musique tendre et pudique vous est proposé ci-aprÚs.

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PremiĂšre surprise de l’annĂ©e

NouveauLogoSurprises_GAUCHEJanvier s’achĂšve dĂ©jĂ  et je viens de m’apercevoir qu’aucune surprise n’avait encore alimentĂ© ce blog cette annĂ©e –je pensais que c’Ă©tait fait depuis longtemps, mais non, pas du tout…– ! Tragique oubli, rĂ©parĂ© ce jour. Vous trouverez donc ici la traditionnelle surprise mensuelle, dont je vous laisse dĂ©couvrir et apprĂ©cier les rĂ©elles beautĂ©s !

Pour la surprise de fĂ©vrier, il faudra donc patienter un peu, d’autant que la semaine Ă  venir s’annonce chargĂ©e et que nous partirons rejoindre nos voisins d’Outre-Manche pour une petite semaine trĂšs prochainement !

ENJOY ! 

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