Playlist avec un C

Les journées laborieuses passées à circuler beaucoup sont peu propices à mûre réflexion pour choisir tranquillement une playlist longuement mitonnée… Les playlist alphabétiques entamées précédemment restent une solution commode pour faire rapidement la joie de mes oreilles rapidement et efficacement.
Celle du jour est logiquement consacrée à des albums dont le titre commence par la lettre C et couvre une petite période s’écoulant entre 1979 et 2007. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

De manière un peu plus détaillée, on trouve donc :

Jacques Higelin – Champagne pour tout le monde. 1979. La chanson-titre « Champagne » fut l’un de ses plus gros succès, le reste est assez oubliable à mon goût…

Neil Young – Chrome Dreams. II 2007. Il s’agit-là de la date de parution officielle de l’album, mais certaines chansons sont bien  plus anciennes –notamment l’extraordinaire « Ordinary people », un de ses titres les plus époustouflants; 18:33 de musique assez torturée supportant l’un de ses meilleurs textes- et ont été écrites pour faire suite à l’album « Chrome Dreams », prévu en 1977 mais jamais édité depuis cette date !

The Feelies. Crazy Rhythms. 1980. Une musique « pop-rock after-punk » fraîche et nerveuse, portée par des guitares claires et acérées, sur des rythmes tribaux ! A priori, un drôle de mélange ! Mais c’est très efficace et absolument vivifiant pour entamer une soirée joyeusement !

Joy Division. Closer. 1980. Evidemment, ce second et dernier album du groupe est beaucoup plus sombre que celui des Feelies, comme vous pourrez l’entendre dans l’extrait ci-dessous… A la date de sa sortie, Ian Curtis n’était déjà plus de ce monde, et le groupe s’était reformé sous le nom de New Order, s’orientant progressivement vers d’autres horizons musicaux. Selon moi, l’album le plus profondément sombre et désespéré de l’histoire de la pop-music avec « Pornography », de The Cure.

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Playlist blanche pour entamer l’année

2017 étant encore une page vierge qui sera complétée au jour le jour –mes oreilles étaient en mode « Pause » toute la journée d’hier-, c’est tout naturellement une playlist blanche qui accompagne cette matinée ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

L’album de Joy Division est excellent, je vous en avais déjà proposé un extrait ici et celui des Beatles l’un de leurs tout meilleurs disques -comme quoi, il m’arrive même de dire du bien de ce groupe que je goûte peu-.
Les sonates de Mozart par Glenn Gould –celui qui regrettait que Mozart était mort trop vieux– sont hautement contestables et contestées, il n’empêche que, personnellement, je les apprécie beaucoup, mais comme il s’agit d’oeuvres de Mozart qui peuvent très rapidement m’ennuyer, au moins, dans cette version, le temps passe vite et l’oreille est constamment sollicitée par telle ou telle curiosité.
En revanche, le Bach de Keith Jarrett est parfois d’un ennui mortel, et, dans ma discothèque, c’est la moins intéressante des versions des Variations Goldberg de Bach –comme si le célèbre pianiste de jazz voulait montrer qu’il pouvait être un musicien sérieux en abordant le répertoire classique : ce n’est pas sérieux, c’est essentiellement terne, plutôt besogneux et assez peu vivant, comme vous pourrez l’entendre vous-mêmes dans l’extrait proposé…-.

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Playlist bruyante, ou pas

C’est une playlist bien contrastée qui a accompagné ce début de journée ! –Cliquer sur l’image pour la voir en grand-.

Playlist20092015

Première surprise : le Bruckner en formation de chambre est une vraie réussite ! L’oeuvre supporte ce traitement sans rien y perdre, l’ensemble fonctionne parfaitement et l’écoute est des plus agréable. Un CD chaudement recommandé !

Je ne suis pas très fan de l’album d’AC/DC : non pas qu’il soit mauvais dans l’absolu, mais il s’avère bien trop long et surtout trop monolithique pour soutenir l’attention durablement, la même recette étant peu ou prou appliquée depuis plus de 40 ans : c’est, en fait, le problème majeur de bien des groupes, de nos jours. La durée des albums a changé depuis l’apparition du CD, et aux 40 minutes des LP à deux faces ont succédé des disques dont la durée approche, voire dépasse, une heure, soit la durée d’un double LP des années 60-70.

Evidemment, la matière ne suit pas toujours, et il me semble que les albums conçus après les années 90 comportent bien plus de remplissage qu’autrefois : le mieux est souvent l’ennemi du bien ! Après tout, si on y réfléchit, très peu de double-albums ont été vraiment des réussites majeures –de mémoire : Blonde On Blonde; All things must pass; Exile on Main Street; London Calling; The Wall; Kiss Me Kiss Me Kiss Me; quelques live ou des compilations, mais leur cas est différent…-. J’en oublie évidemment quelques-uns, mais la liste n’est pas si longue…

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C’est beau ! C’est neuf ?

Eh ben non, c’est en effet très beau mais c’est presque vieux selon les standards de certains… Très belle -et très efficace- ligne de basse, utilisée presqu’à contre-emploi, comme toujours avec ce groupe. Pour moi, c’est encore presque récent, mais tout le monde n’écoute pas d’aussi vieilles vieilleries que moi  😆 !

PS. Le plus vieil enregistrement d’une oeuvre intégrale dont je dispose date de 1913… Et il m’arrive même de l’écouter avec délectation !

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