Playlist pastorale

Le titre de cette playlist était tout évident pour cette playlist en forme de paisible balade dans la nature ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• Ludwig van Beethoven – Symphonie n°6 « Pastorale »
Orchestre philharmonique de Vienne, Wilhelm Furtwängler – 1952 ***(*)

Je n’écoute que rarement cette version de cette très belle symphonie, très populaire et  que j’apprécie beaucoup. Les critiques ne furent pas très favorables lors de sa première parution –elles ont été assez largement  et plus favorablement révisées ultérieurement-, notamment en Angleterre, où l’interprétation de Wilhelm Furtwängler était décrite comme celle « d’un vieil homme malade ». Sans doute ai-je aussi été influencé, enfant, par le jugement paternel de cette version : « Ce n’est pas un ruisseau, c’est un grand lac » à propos du deuxième mouvement.

• Ludwig van Beethoven – Sonate pour piano n°15 « Pastorale »
Emil Gilels, piano – 1983 *****

Plus encore que sa sixième symphonie, j’apprécie la quinzième sonate pour piano « Pastorale » de Beethoven –le sous-titre n’est pas de Beethoven, mais de son éditeur, qui ne lui avait pas demandé son avis. Le manuscrit autographe de Beethoven ne porte que la mention « Grande sonate pour le piano-forte »-, d’un caractère poétique et serein tout-à-fait remarquable. La version d’Emil Gilels est somptueuse et comporte à mes oreilles le meilleur deuxième mouvement que je connaisse –pas moins d’une trentaine de versions-.


• Ralph Vaughan Williams
– Symphonie n°3 « A Pastoral Symphony »
Linda Hohenfeld, soprano ; Philharmonia Orchestra, Leonard Slatkin – 1993 *****

Cette très belle symphonie composée de quatre mouvements lents n’est pas à proprement parler une paisible promenade à travers la campagne, mais une balade en forme de requiem à travers les contrées dévastées des campagnes françaises suite à la première guerre mondiale, à laquelle le compositeur participa, d’abord comme ambulancier puis comme lieutenant d’artillerie. Comme dans d’autres symphonies de Vaughan Williams, elle comporte une partie chantée sans paroles.
Très belle version de Leonard Slatkin, qui bénéficie en outre d’une excellent prise de son.

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