Un peu de blues pour entamer la semaine !

J’entame cette semaine par une petit playlist blues –mon avant-dernier semaine de quinquagénaire, viens-je de me rendre compte !-, avec deux LP de belle qualité artistique. Au gré des saisons, ces disques, comme pas mal d’autres disques de blues, sont soldés dans les bacs à 33 tours de la Fnac : je suppose qu’ils ne doivent pas en vendre des wagons… –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• BB King – Three O’Clock Blues – 2017 ****

L’album est une réédition d’une compilation française de titres enregistrés par BB King entre 1956 et 1960 et contient quelques-unes de ses meilleures chansons. Néanmoins, les deux titres enregistrés avec l’orchestre de Duke Ellington ne sont de loin pas inoubliables et j’aurais préféré, tant qu’à faire, deux morceaux plus « roots » à la place ! Bon pressage silencieux 180 grammes, prise de son mono de l’époque, très correctes.

T-Bone Walker, Joe Turner & Otis Spann – Super Black Blues – 1969 *****

Un excellent album de blues, qui permet de retrouver le grand T-Bone Walker à la guitare, accompagné du pianiste Otis Spann et du chanteur Joe Turner, soutenus par quelque « sessions men ». Je vous avais déjà signalé ce grand classique ici. Le saxophone qui apparaît ponctuellement est tenu par Ernie Watts, qui joua notamment avec les Rolling Stones à de multiples reprises, et notamment lors de la gigantesque tournée de 1981-82.

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Playlist « Brelan royal »

Trois faux frères King –un véritable brelan royal ! -cohabitent dans la playlist très blues de ce jour : Albert King –« the Velvet Bulldozer »-, né en 1923 ; B.B. King, né en 1925 ; et, enfin, Freddie King -« The King Of The Kings »-, né en 1934. Si B.B. King est sans doute le plus célèbre, ses deux homonymes n’ont pas moins de talent, s’avèrent bien meilleurs guitaristes que lui et eurent une plus grande influence sur une kyrielle de grands guitaristes de blues en devenir ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• B.B. King – Mr. Blues – 1963 ***

Il s’agit du douzième albums déjà de B.B. King, et du premier qu’il enregistra pour ABC Paramount. Ce n’est pas, et de loin, son meilleur disque : il déçut relativement à sa sortie et reste assez mal-aimé au sein de la discographie pléthorique de l’artiste –au moins 70 disques, dont 49 en studio-. L’album est très varié mais manque quelque peu de cohésion d’ensemble, et son jeu de guitare si singulier –B.B. King ne maîtrisait pas les accords et était incapable de jouer en chantant ou de chanter en jouant de la guitare– est bien plus flamboyant sur d’autres albums.
B.B. king utilisait essentiellement une guitare Gibson E-355 noire qu’il avait prénommée « Lucille »

• Albert King – Born Under A Bad Sign – 1967 *****

Considéré de nos jours comme l’un des plus grands disques de blues jamais enregistrés, l’album contient le très connu « Oh Pretty Woman » repris par The Bluesbreakers –période Mick Taylor– sur l’album « Crusade ».
Albert King, surnomme « The Velvet Bulldozer » ou encore le « Muhammad Ali de la guitare blues » du fait de sa grande taille et d’une carrure imposante a popularisé la Gibson Flying V, qu’il a adoptée dès 1958 et prénommée « Lucy ». Gaucher, il montait des guitares de droitier à l’envers –c’était avant que les fabricants se mettent à proposer des guitares pour gaucher– qu’il accordait de façon non traditionnelle, généralement en accord ouvert de Fa majeur, ce qui donne Do/Fa/Do/Fa/La/Ré au lieu du traditionnel Mi/La/Ré/Sol/Si/Mi.

• Freddie King – Freddie King Is A Blues Master – 1969 *****

Mort jeune à 42 ans, usé par les tournées et les concerts incessants, surnommé « the King oOf The Kings », Freddie King a créé un style unique fusionnant le Chicago Blues et le Texas Blues, et a constitué une influence considérable sur tous les grands noms de la guitare blues, et plus particulièrement sur les guitaristes de «Texas Blues –Johnny Winter, Stevie Ray Vaughan, Harvey Mandel…-. L’album contient le hit « Hideaway », repris plus pard par The Bluesbreakers –période Eric Clapton– sur l’album « The Bluesbreakers with Eric Clapton».
Freddie King utilisait une guitare Gibson Les Paul dont les micros étaient dorés à l’or massif, il a également joué quelques guitares à corps semi-creux comme les Gibson G-335 et Es-345. Il se servait d’onglets à la place d’un mediator : un onglet de pouce en plastique et un onglet d’index en métal.


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