Mise en boîte post-caniculaire… (Basse)

Geraldine & John – Joe Jackson

Avec la canicule, je passe mon temps à ré-accorder ma basse plusieurs fois par jour -et encore plus ce week-end, où s’était installée une sorte de climat quasi-tropical-, alors que généralement, les cordes tiennent l’accord plusieurs jours sans difficulté…

Je vous parlais récemment de Joe Jackson, cet artiste singulier, qui a évolué d’une new wave post-punk extrêmement bien écrites à la fin des années 70 et au tout début des années 80 pour développer ensuite des compositions nettement plus complexes et variées.

Au sein du groupe qui l’accompagnait pour ses premières albums, Graham Maby était un bassiste inventif, qui a proposé quelques jolies lignes de basse, dont certaines ne sont pas excessivement difficiles et sont plutôt agréables à jouer. C’est le cas avec «Geraldine & John», l’une de mes chansons préférées de Joe Jackson, tirée de son album « I’m The man », paru en 1979.

La chanson raconte, sur un rythme de reggae et avec une pointe d’ironie, l’histoire, qui finit mal, du couple heureux et inséparable, mais surtout adultérin, formé par Geraldine et John… Vous pouvez en trouver les paroles ici.

,

Playlist contrastée d’un artiste singulier

Joe Jackson, personnage discret et rare, diplômé de la Royal Academy Of Music où il étudia la composition musicale, multi-instrumentiste de talent, est un artiste singulier, qui a entamé sa carrière, à la fin des années 70, en surfant sur les vagues du post-punk, mais aussi du ska et de la new wave naissante : ses premiers albums sont empreints de cette énergie assez brute de décoffrage parfois, mais ses compositions sont nettement plus originales, plus variées et bien mieux construites que la majorité de la concurrence d’alors. Son deuxième album « I’m The Man », pour lequel il est entouré d’un remarquable trio guitare/basse/batterie, lui même se chargeant des autres instruments : piano, harmonica, melodica,  en est un excellent exemple. –Extrait 1-.

Très vite cependant, il s’orienta vers des compositions plus complexes et ambitieuses, et ses compositions ultérieures sont mâtinées de jazz, de world-music voire d’emprunts au music-hall. Le superbe album « Body And Soul » en est la meilleure illustration : c’est mon album préféré de cet artiste singulier et exigeant. –Extrait 2-. De l’excellente musique, portée par d’excellents interprètes et remarquablement enregistrée –un vrai disque de démonstration !-, ce qui ne gâche en rien le plaisir.
Dans les deux extraits, le bassiste, Graham Maby, s’amuse comme un petit fou !

, ,
Retour en haut