Playlist « Neue Wiener Schule »

Dans le prolongement de la séance lyrique de dimanche dernier, consacrée au Gurre-Lieder de Schönberg, je me suis attaché dans cette playlist à une anthologie orchestrale des trois compositeurs de la Nouvelle École de Vienne, Arnold Schönberg et ses deux principaux disciples, Alban Berg et Anton Webern -la première « trilogie viennoise réunissant Joseph Haydn, Wolfgang A. Mozart et Ludwig van Beethoven-. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

 

• Arnold Schönberg – Die verklärte Nacht ; Pelleas und Melisande
Orchestre philharmonique de Berlin, Herbert von Karajan – 1974 *****

En 1974, Herbert von Karajan enregistra une large anthologie de pièces orchestrales des trois compositeurs de la Nouvelle École de Vienne. Ce projet fut jugé a priori si peu rentable par l’éditeur Deutsche Grammophon que le chef l’autofinança. Le coffret remporta un succès inattendu et Karajan –dont aucun album n’a jamais été vendu à moins de 50 000 exemplaires lors de sa sortie, chiffres qui font rêver désormais dans le monde classique– n’était pas peu fier d’annoncer assez rapidement que l’empilement des coffrets vendus –4 LP– était formait une tour plus haute que la Tour Eiffel ! Il faut dire que la production en fut très soignée, que les illustrations des pochettes des disques parus individuellement étaient magnifiques et que les interprétations du chef et de son orchestre sont extraordinairement léchées et inscrites dans une veine post-romantique qu’on n’attendait pas forcément de ces oeuvres. Si le chef n’enregistra plus, par la suite, de pages de Berg ou Webern, il joua fréquemment en concert, et jusqu’à tard dans sa carrière, « La nuit transfigurée » de Schönberg, une pièce qu’il aimait particulièrement et dont il donnait des interprétations virtuoses et hyper-romantiques.

• Anton Webern – Anthologie orchestrale
Passacaille ; Im Sommerwind ; Six pièces pour orchestre op.6 ; Cinq pièces pour orchestre op.10 ; Symphonie ; Variations ; Concerto pour 9 instruments
Staatskapelle de Dresde, Giuseppe Sinopoli – 1996 *****
L’album fait partie d’un coffret anthologique « Schönberg, Berg, Webern » de 8 CD enregistrés entre 1995 et 1998 par Giuseppe Sinopoli et la Staatskapelle de Dresde – EMI, 2008

Giuseppe Sinopoli, chef génial mais parfois controversé de son vivant –de nombreux musiciens d’orchestre le dénigraient mais le demandaient pourtant car il était très « bankable »…-, s’inscrit dans la même veine hyper-romantique que Karajan pour interpréter les compositeurs de la Nouvelle École de Vienne, et bénéficie lui aussi, avec la Staatskapelle de Dresde, d’un orchestre de tout premier ordre. Les albums qu’il en a proposé, tous de très haut niveau et très bien enregistrés –ça compte énormément pour cette musique– ont été mis en coffret en 2008, disponible à tout petit prix -de mémoire : moins de 20 euros- et atteignant désormais des tarifs indécents en occasion !

 

• Alban Berg – Suite orchestra « Lulu » – 3 pièces pour orchestre op.6
Orchestre symphonique de Londres, Claudio Abbado – 1971 ****

Tout jeune fonctionnaire-stagiaire salarié –j’ai eu cette chance…-, je m’étais offert dès sa sortie, en 1985, un somptueux coffret de dix 33 tours consacrés à l’oeuvre complète d’Alban Berg –des trois compositeurs de la seconde école de Vienne, il est le plus accessible-, magnifiquement illustré par des tableaux d’Egon Schiele très bien reproduits sur les pochettes. Comme, de plus; « Wozzeck » faisait partie de la liste des opéras étudiés dans l’UV d’histoire de la musique que je suivais, j’ai pu approfondir ce magnifique opéra –version de Karli « Sac de patates » Böhm– plus que de raison !
Ce superbe coffret intégral –cf. imagette de droite– comprenait notamment une réédition du présent album de Claudio Abbado, très bien mais pas aussi aboutie que sa version ultérieure avec l’orchestre philharmonique de Vienne. Lorsque j’ai revendu, quelques années plus tard, l’ensemble de ma discothèque vinyle, je dois dire que les très belles pochettes de ce coffret m’ont plus manqué que la musique des disques, dont j’ai racheté une grande partie en CD !

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Playlist « La même chose autrement ! »

Dans la playlist de ce jour, des oeuvres connues, voire célèbres, sont livrées sous un autre jour, puisqu’il s’agit, pour chaque cas, d’une transcription de la partition originale ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• Moussogrsky / Ravel – Tableaux d’une exposition
Orchestre symphonique de Chicago, Fritz Reiner – 1957 *****

Les « Tableaux d’une exposition », de Moussorgsky sont, à l’origine » une collection de pièces pour le piano composée en 1874, inspirée par des croquis du peintre Viktor Hartmann. Leur version pour orchestre, réalisée par Ravel en 1922, si elle est sans doute plus connue et assurément plus souvent enregistrée que la version originale, n’en constitue cependant qu’une transcription, remarquablement habile au demeurant, et qui s’écoute, à mon avis, plus facilement que la version de Moussorgsky. La version de Fritz Reiner, très bien enregistrée pour son époque, reste l’une des meilleures de la discographie pléthorique de l’oeuvre.

• Anton Bruckner – Symphonie n°8 – Lionel Rogg, orgue – 1998 ***

Bien qu’il ait été un organiste remarquable et réputé dans toute l’Europe, Anton Bruckner ne composa quasiment rien pour cet instrument –un certain nombres de pièces lui ont été attribuées par erreur mas ne sont pas de sa main-, sur lequel il improvisait essentiellement. En revanche, il traite parfois l’orchestre comme un orgue monumental, et cette transcription de la huitième symphonie dans sa version de 1890 –Bruckner remania son oeuvre plusieurs fois-, réalisée par l’organiste suisse Lionel Rogg –ça manque quand même cruellement de timbales à l’entrée du finale…-, n’est pas inintéressante, pour peu que l’on écoute, le disque très bien enregistré, suffisamment fort, sans quoi l’ennui s’installe assez vite. Une seule recommandation, donc : play it loud !

• Strauss / Berg, Schönberg, Webern – Valses
Boston Symphony Chambers Players – 1979 *****

Un merveilleux disque, et l’un des tout meilleurs consacré aux valses de Johann Strauss fils : très jeune, il m’avait « tapé dans l’oreille » et je l’avais même acheté en 33 tours au début des années 80 ! Schönberg, puis Berg et Webern se sont attachés à transcrire, superbement, quelques valses pour un orchestre de chambre aux dimensions très réduites : piano, quatuor à cordes, clarinette, flûte et harmonium pour les deux valses transcrites par Schönberg ; quatuor à corde, piano et harmonium pour chacune des valses transcrites par Berg et Webern. Les quelques musiciens de l’orchestre symphonique de Boston réunis pour former cet ensemble de chambre jouent ces oeuvres avec légèreté, entrain et un évident plaisir ! Une ambiance très « Belle époque » qui sied admirablement à cette musique !

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Playlist en couleurs – Noir -ou presque-

• George Harrison – Live In Japan – 1991 ***
• Giuseppe Verdi – Requiem – Tomowa-Sintow, Baltsa, Carreras, van Dam ;
Ch. & Orch. Philh. Vienne, Karajan – 1984 ****
• Flamin’Groovies – Now – 1978 ***
• Anton Webern – Complete Works – Boulez 2000 ****
–Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand–

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Playlist « Dodécaphonisme aride »

Au courant des années 70, le chef français Pierre Boulez enregistra à Londres –avec l’orchestre symphonique de Londres, le Londonien Sinfonietta et l’orchestre de la BBC– une anthologie des oeuvres orchestrales et vocales du compositeur Arnold Schönberg, ainsi qu’un coffret consacré aux oeuvres complètes d’Anton Webern, disciple du premier. Pour ce second coffret, il en fut le maître d’oeuvre principal, entouré de la fine fleur des artistes CBS pour l’enregistrement des pièces de musique de chambre ou pour instruments solistes. Les trois albums de ce jour font partie de cette série d’enregistrements, qui ont été très bien remastérisés par Sony en 2013. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

A ce stade de sa carrière, le chef français s’inscrit dans une démarche hyper-analytique et très aride, très différente des propositions beaucoup plus post-romantiques de Karajan enregistrées à peu près au même moment, et qui connurent un succès critique et commercial important. Les deux approches sont très complémentaires et jettent sur ces oeuvres un éclairage tout-à-fait différent. Curieusement, la seconde intégrale des oeuvres complètes de Webern enregistrée par Boulez chez Deutsche Grammophon parue en 1995 –archi-exhaustive et regroupant des oeuvres inédites et non répertoriées par le compositeur– sera encore d’une approche différente : analytique toujours, certes, mais moins rugueuse et aride. Et je voue également une grande admiration à l’anthologie consacrée à la seconde école de Vienne –Schönberg et ses disciples Berg et Webern– par le chef italien Giuseppe Sinopoli.

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Playlist « Classiques du vingtième siècle »

Trois albums comportant des oeuvres du premier tiers du vingtième siècle composent cette playlist, beaucoup plus variée qu’il n’y paraît cependant, puisqu’elle oscille entre les facilités » de Kurt Weill, les préceptes théoriques de la seconde école de Vienne –Schönberg / Berg / Webern– et une oeuvre descriptive devenue populaire d’un compositeur anglais -Holst-. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

On retrouve donc, dans des versions inspirées, bien enregistrées et dans l’ordre d’écoute :

• Kurt Weill – Dreigroschenmusik : 1928
• Kurt Weill – Mahagonny Songspiel : 1927
• Schönberg – 5 pièces pour orchestre op. 16 : 1909
• Webern – 5 pièces pour orchestre op. 10 : 1911-1913
• Berg – 3 pièces pour orchestre op. 6 : 1913-1914
• Berg – Lulu Suite : 1934
• Holst – The Planets : 1914-1917

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Playlist claire-obscure

C’est le week-end, entamé hier après-midi sous un soleil radieux et de fortes chaleurs, qui, malheureusement, sont en train de s’estomper ! Les jours à venir seront orageux… De quoi étudier le passage de ce blog en https ! De quoi bâtir, également, une playlist « claire-obscure », comprenant à la fois oeuvres connues et compositeurs « underground ». –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

« L’Art de la Fugue » de Bach est une oeuvre à laquelle je suis venu assez tard, la première version que j’en avais –pour orgue-, tout juste adolescent, s’avérant profondément aride et donc rédhibitoire à cette date. Depuis, les versions que j’ai découvertes, pour des formations très variées, sont nettement plus aimables, et celle écoutée convient tout-à-fait pour une écoute très matinale –l’oeuvre présente très peu de contrastes dynamique-.

L’oeuvre intégrale d’Anton Webern, qui fut tué par erreur par un soldat américain alors que la guerre était finie et qu’il voulait simplement sortir sur sa terrasse pour fumer une cigarette (sic), est normalement disponible en 3 CD –quatre LP réunis dans un coffret superbement illustré aux temps lointains du 33 tours-.
Le coffret présenté ici, passionnant, comporte 6 disques assez bien remplis et réunit une pléiade de grands noms  ! C’est que, tout simplement, il propose, outre la totalité des oeuvres régulièrement inscrites au catalogue des oeuvres publiées, quantité de pages inédites et hors-catalogue.
Une magnifique anthologie, sous la houlette d’un chef qui chérissait ce compositeur et travailla énormément à sa reconnaissance.
La musique d’Anton Webern est à la musique ce que le Haïku est à la poésie : des ouvres courtes, denses, proches de l’abstraction mais généralement d’une grande profondeur –cf. l’extrait proposé ci-dessous-. Personnellement, j’aime beaucoup.

Les deux autres albums présentent des musiciens bien moins célèbres  le premier –Maximilien Steinberg– est russe, comme son nom ne l’indique pas, et s’inscrit dans une veine post-romantique plaisante mais pas très marquante. Le second, consacré à Witold Lutoslwaski, musicien polonais assez connu, donne à entendre des oeuvres qui restent encore relativement faciles d’accès et bénéficient d’une excellente prise de son.

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Bilan 2019•3 – Coups de coeur – Classique

Nous en arrivons donc à l’avant-dernière livraison de ce bilan discographique 2019, consacrée aux CD de musique classique pour lesquels j’ai éprouvé un vrai coup de coeur cette année ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

On retrouve dans cette liste :

• Les sonates pour piano de Beethoven par Artur Schnabel, enregistrées dans la première moitié des années 30 –cf. extrait 1-. J’ai suffisamment insisté dans les notules précédentes sur la qualité des restaurations effectuées par ce label pour ne pas y revenir… C’est très supérieur à toutes les éditions antérieures parues chez EMI puis Warner. Et comme l’interprétation est formidable et assez intemporelle, cette collection de 10 CD –l’éditeur a rajouté des séries de variations– a une valeur inestimable ! 

• Une magnifique version du non moins magnifique concerto pour violoncelle d’Elgar –cf. extrait 2-, complété d’une oeuvre plus rare de Gustav Holst, « The Fall Of The Leaf », et du beau concerto pour violoncelle de William Walton, composé en 1956. La prise de son est tout-à-fait bonne de surcroît !

• Des opéras : « Les diables de Loudun », de Penderecki, inspiré par une histoire vraie dont vous trouverez les tenants et les aboutissants ici : l’un des opéras les plus réussis de la seconde moitié du vingtième siècle selon mes oreilles, même s’il n’est pas d’un accès facile pour des auditeurs souhaitant découvrir l’opéra –cf.extrait vidéo ci-dessous– ! Et une très belle version du « Ring des Nibelungen » –encore !!!– de Wagner, que j’ai longtemps cherchée. Le coffret n’est plus édité, mais c’est sans doute la meilleure version parue depuis le début des années 80, du moins pour ce qui me concerne : belle direction, très narrative, et chanteurs très investis dans leurs rôles –il s’agit d’un enregistrement public-.

• J’ai beaucoup apprécié aussi cette version de la treizième symphonie « Babi Yar » de Chostakovich par son créateur, Kyrill Kondrashin, enregistrée peu de jours après sa création mouvementée : pour tout savoir à ce propos, vous pouvez lire cet article synthétique qui résume le pourquoi du comment… Quant au poème d’Yevtuchenko qui servit de support à cette symphonie, vous pouvez le lire ici.

• Les lecteurs les plus anciens de ce blog connaissent mon engouement pour Handel et ses oratorios. Le chef anglais John Eliot Gardiner en enregistra une assez large somme au début des années 80, et, parmi ceux achetés en début d’année, « Solomon, fondé sur trois épisodes de la vie du roi Salomon –couronnement – Jugement – Reine de Saba– est celui que j’ai préféré. Très belle version, superbement dirigé, magistralement chantée –solistes et, surtout, choeurs-, dotée d’une prise de son remarquable !

• Enfin, le coffret anthologie de 8 CD vendu à prix fracassé et consacré à la seconde école de Vienne –Berg, Schönberg, Webern– par le chef italien Giuseppe Sinopoli est à recommander absolument pour qui veut découvrir ou approfondir ces oeuvres : le chef joue à fond le jeu d’un expressionnisme post-romantique qui sied admirablement à ces oeuvres ! Un vrai beau coup de coeur ! 

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Une playlist et une recommandation

Commençons par la recommandation : vous pouvez vous procurer à tout petit prix ce merveilleux coffret de 8 CD, consacrés aux trois compositeurs de la seconde école de Vienne, Schönberg, Berg et Webern, dans des versions tout-à-fait remarquables –l’approche résolument « romantique » de ces oeuvres les rend par ailleurs vraiment très accessibles, même aux plus réfractaires à cette musique parfois difficile d’accès– : très bon orchestre, très bons solistes pour les parties vocales, et direction d’orchestre réellement engagée, par un chef que j’aime personnellement beaucoup et qui s’avère ici assez incontestable. De surcroît, les prises de son sont généralement de belle qualité et la réédition de ces enregistrements leur offre un bel écrin, un petit livret intéressant et, cerises sur le gâteau, les pochettes d’origine pour chacun des albums du coffret.

La playlist du jour est consacrée à des oeuvres de Bela Bartok, assez contemporaines de celles du petit coffret recommandé –grosso modo : le premier tiers du vingtième siècle-, mais dans une toute autre veine : les principes de composition de Bartok sont assez bien explicités ici. Les versions écoutées, toutes anciennes, font partie des tout premiers enregistrements jamais réalisés de cette musique singulière, mais belle, par deux chefs dont la carrière prenait alors un très bel envol. Une très agréable playlist pour entamer la soirée !

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Playlist du petit matin pour finir l’année…

Tombé du lit ce matin très tôt, parce que le radio-réveil de TheCookingCat diffusait une musique vraiment insupportable –le mot est faible…– qui m’a propulsé sur mes pieds, je me suis bâti cette petite playlist pour réparer cette tragique erreur mes oreilles, et me confronter à des « grandes oeuvres » dans le cadre d’une écoute domestique tranquille pour le voisinage ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

On trouve donc des transcriptions pour petits ensembles, très alléchantes et joliment colorées :
• de la 7ème symphonie de Bruckner;
• de la 7ème symphonie de Beethoven –cf. extrait ci-dessous-;
• de valses de Strauss pour petits ensemble de salon, écrites par Berg, Webern et Schönberg : idéal pour préparer le concert du Nouvel An de demain…
ainsi qu’une transcription pour piano « main gauche », écrite par Brahms, de la chaconne pour violon de Bach.

Toutes ces oeuvres peuvent s’écouter à volume relativement modéré, vu l’heure, et, de surcroît, trouvent dans ces transcriptions de nouvelles couleurs très agréables. De quoi commencer tranquillement cette dernière journée de l’année, qui s’annonce plutôt chargée !

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Playlist très vingtième siècle !

C’est une playlist très vingtième siècle à laquelle je m’adonne aujourd’hui ! –Cliquer sur l’image pour avoir en plus grand-. Et chaque album bénéficie, de surcroît, d’une prise de son de démonstration, ce qui ajoute à mon plaisir.

L’album consacré à Webern est copieux et je n’ai retenu ce matin que les oeuvres orchestrales. Il s’agit là d’une édition intégrale très intégrale, puisqu’elle regroupe l’ensemble des oeuvres éditées par le compositeur, mais également celles qu’il n’avait pas publiées. Cet album vient très agréablement compléter l’autre coffret intégral, déjà réalisé par Pierre Boulez chez CBS, dont je vous ai parlé un jour lointain. La musique de Webern, éliptique mais non dénuée de profondeur, trouve ici des interprétations à la dynamique exacerbée, très bien rendue par la prise de son.

La onzième symphonie de Shostakovich est consacrée aux émeutes urbaines de 1905, réprimées dans le sang par la police tsariste. L’oeuvre fait partie des symphonies descriptives du compositeur, et fut composée en 1957, quand le gouvernement soviétique lui commanda une oeuvre pour marquer l’anniversaire de la révolution de 1917… Profitant d’une détente du régime suite au décès de Staline, Shostakovich y répondit à sa manière ! Belle version, dans une prise de son qui ne néglige pas l’apport des percussions, très bien rendues sans être tapageuses !

L’album Korngold est bien plus rare ! Il s’agit sans doute du disque français le plus primé du 21ème siècle par la presse française ET internationale ! Sous la baguette autoritaire de Marc Albecht, l’orchestre philharmonique de Strasbourg a retrouvé son lustre d’antan –et sa discipline…-, quand il était considéré à l’étranger comme le seul orchestre français d’envergure extra-hexagonale. Les oeuvres sont d’accès facile, Korngold ayant beaucoup influencé les compositeurs de musiques de film –cf. les deux extraits proposés ci-après-.

Enfin, le denier album est le moins intéressant des quatre, même s’il n’est pas désagréable. Le concerto pour violon de Glass est assez anecdotique, celui de Rorem est bien construit sans être génial et la sérénade de Bernstein s’écoute sans vraiment rester dans l’oreille !

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