Miam ! Locavorisme culturel & gastronomique !

Je dévore actuellement ces deux alsatiquesencore un particularisme local : énorme collection déposée ici...– consacrés à l’histoire de la gastronomie en Alsace et à l’évolution des moeurs culinaires au fil du temps. J’avais récupéré dans la bibliothèque maternelle un très grand nombre d’alsatiques : je lui en offrais régulièrement pour telle ou telle occasion, elle en était férue. Je les ai donnés, pour la plupart, à l’université de Strasbourg –Georges Bischoff fut mon professeur d’histoire médiévale au début de sa carrière d’enseignant universitaire-, où ils ont été répartis entre différents instituts –linguistique, langue et culture régionale, histoire…– selon leur thématique, mais j’en avais gardé quelques-uns qui m’intéressaient plus particulièrement, dont ces deux ouvrages.

Ils sont passionnants, richement illustrés et mettent réellement l’eau à la bouche –somptueuse recette d’une plantureuse choucroute impériale aux 11 viandes ; menu gargantuesque d’un repas de mariage bourgeois traditionnel en multiples services…-. Comme l’affirmait Voltaire, en matière d’art culinaire et de gastronomie : « Tout le monde devrait être alsacien » !

 

 

Playlist « Ode à la nature »

Dans la playlist de ce jour, trois célèbres compositeurs expriment leur amour de la nature et des balades au grand air ! Un florilège naturiste des plus agréables ! Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• Richard Strauss – Eine Alpensinfonie
Staatskapelle Dresden, Giuseppe Sinopoli – 1994 *****

Eine Alpensinfonie est une oeuvre hybride –ni symphonie, ni poème symphonique– qui bénéficie d’une discographie riche et généralement de très haut niveau –petit rappel à lire ici-. Les excellentes versions sont légions, et celle-ci en fait partie. De plus, dans la plupart des cas, les conditions techniques d’enregistrement sont très soignées et rendent justice aux musiciens et aux orchestres. L’oeuvre est foisonnante, écrite pour un très grand orchestre, avec ajout de nombreux cors en coulisse, d’un Heckelphone –genre de hautbois au registre très grave-, d’une machine à vent et d’un orgue ; elle narre, en 22 étapes et un peu moins d’une heure, une journée d’excursion dans les Alpes bavaroises, où Richard Strauss, en amoureux de la montagne, résidait très souvent.

• Ludwig Van Beethoven – Sonate pour piano n°15 « Pastorale »
Maria Grinberg, piano – 1964 *****

Chacun a entendu au moins une fois dans sa vie la 6ème symphonie « Pastorale » de Beethoven, mais sa quinzième sonate pour piano « Pastorale » est moins célèbre –bien que tout aussi réussie !-. Beethoven était amoureux de la nature et s’en inspira souvent avant de devenir presque totalement sourd : il essayait de s’échapper de la grande ville –Vienne- autant que possible, la quiétude de la campagne lui permettant de reposer ses oreilles et des acouphènes persistants qui le faisaient beaucoup souffrir. Cette très belle sonate pour piano, composée en 1801, est d’un caractère paisible et champêtre tout-à-fait remarquable : c’est vraiment du meilleur Beethoven !
J’aime beaucoup cette version de Maria Grinberg, qui enregistra durant les années 60 –prises de son soviétiques malheureusement assez précaires…– une belle intégrale des sonates pour piano de Beethoven, longtemps indisponible en Occident. C’est mon disquaire allemand, très grand spécialiste du piano, qui me l’avait procurée en me mettant en garde : selon lui, cette intégrale était très contestable –opinion non partagée par la critique musicale française, qui l’a encensée-.
Dans cette sonate, Maria Grinberg est l’une des rares pianistes à ne pas précipiter le deuxième mouvement, dont le rythme d’une promenade au pas tranquille est souvent abordé trop rapidement à mes oreilles -cf. extrait-. Ma version de référence reste toutefois celle d’Emil Gilels, et, dans cette sonate, j’aine également beaucoup Wilhelm Kempff –version des années 60– pour son premier mouvement d’une grande poésie.

• Richard Wagner – Siegfried Idyll
Orch. Symphonique de Pittsburgh- William Steinberg – 1958 *****

Siegfried Idyll fut composé par Richard Wagner comme cadeau d’anniversaire pour sa seconde épouse, Cosima –fille de Franz Liszt– à l’occasion de la naissance de leur fils Siegfried, en 1869. C’est un poème symphonique d’une quinzaine de minutes, écrit initialement pour orchestre de chambre de 13 musiciens et élargi ensuite à un petit orchestre symphonique d’une trentaine de membres. Le titre originel de l’oeuvre était « Tribschener Idyll mit Fidi-Vogelgesang und Orange-Sonnenaufgang » –Trad : Idylle de Tribschen avec le chant d’oiseau de Fidi et un lever de soleil orangé-. Tribschen était leur lieu de résidence suisse –juste à coté de Lucerne– et Fidi était le surnom donné à leur fils Siegfried –dit aussi « le pépieur », note de moi…-. Par la suite, le compositeur remodela son poème symphonique pour l’intégrer au sein de son opéra Siegfried –troisième partie de l’Anneau du Nibelungen-, qui est son opéra le plus naturaliste, avec de nombreuses scènes sylvestres.
Très belle version de William Steinberg, wagnérien expérimenté, pour une oeuvre réellement ravissante et très poétique –deux adjectifs que le commun des mortels n’accole pas spontanément à la musique de Wagner !-.

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Dimanche à l’opéra – Salomé, de Richard Strauss

La playlist lyrique dominicale –en après-midi pour une fois, la météo parfaitement dégueulasse de ce jour n’étant guère propice à vouloir/pouvoir sortir…– est consacrée à « Salomé » de Richard Strauss, opéra achevé en 1905, sur un livret de Hedwig Lachmann, très proche de la pièce du même non d’Oscar Wilde, écrite en 1893. Créé à Dresde en 1905, l’opéra est court : un seul acte exécuté sans interruption et sans aucun moment de détente dans la progression dramatique très intense. Il rencontra un vif succès mais fit scandale à sa création, on lui reprocha tout à la fois sa violence, sa nécrophilie implicite et son aspect très provocateur, tant pour le thème abordé que pour la musique. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

L’action se régule en Judée, à la cour du roi Hérode. Elle est très simple et peut se résumer ainsi :
• Le prophète Jochanaan (Jean-Baptiste) est emprisonné dans une citerne pour avoir dénoncé l’immoralité du roi Hérode Antipas et de son épouse Hérodiade.
• La princesse Salomé, fille d’Hérodiade, est fascinée par Jochanaan et tente de le séduire, mais il la repousse violemment.
• Blessée et obsédée, Salomé développe un désir morbide pour lui.
• Lors d’un banquet, Hérode demande à Salomé de danser. Elle accepte en échange d’une récompense : c’est le célèbre épisode de la fameuse “Danse des sept voiles”.
• Après sa danse, elle exige la tête de Jochanaan sur un plateau d’argent. Malgré l’horreur d’Hérode, la demande est exécutée.
• Salomé embrasse la tête du prophète, déposée sur un plateau dans une scène finale d’une intensité extrême -cf. extrait-. Hérode, horrifié, ordonne sa mise à mort.

J’ai un assez grand nombre de versions de cet opéra en discothèque, toutes remarquables à leur manière –cf. ci-dessous  Keilberth 1948 ; Keilberth 1951 ; Krauss 1954 ; Karajan 1977 ; Sinopoli 1990--, et beaucoup d’entre elles datent des années 50, décennie qui fut riche en enregistrements majeurs et tous de très bonne qualité de « Salomé ».

La version du jour enregistrée –très bien eu agro à l’époque– au Metropolitan Opera de New York le 19 janvier 1952 et met en scène, dans le rôle-titre, la cantatrice Ljuba Welitsch, bulgare naturalisée autrichienne, qui fut justement réputée comme l’une des très grandes Salomé du vingtième siècle, un rôle qu’elle incarna maintes fois sur toutes les principales scènes lyriques d’Europe et des États-Unis. Dans ce rôle éminemment difficile –qu’elle emporta jusque sur sa pierre tombale, cf. imagette de gauche…-, elle met en avant comme peu d’autres la jeunesse fougueuse, le charme insouciant mais dévastateur et la sauvagerie adolescente de Salomé.

Face à elle, on tient avec Hans Hotter le meilleur Jochanaan de la discographie : la voix est, à cette date, en merveilleux état, l’aigu est d’une facilité qu’on ne lui connaîtra plus toujours plus tard et les graves sont d’une solidité confondante, apportant à la fois autorité et noblesse à son personnage.
Les autres rôles –Hérode, Hérodiade…– sont également tous très bien tenus. L’orchestre du Metropolitan est meilleur que sa réputation, sans doute parce qu’il est sévèrement tenu, avec rigueur et efficacité, par Fritz Reiner, qui était tout sauf un plaisantin et connaissait son Strauss sur le bout des doigts –il enregistra une substantielle collection des ses poèmes symphoniques, ainsi que les opéras Salomé et Elektra-. Enfin, le public américain se montre plus discret et discipliné que lors des opéras italiens, où, à cette époque, il applaudissait encore souvent n’importe quand après chaque air…

Les bandes enregistrées étaient destinées à une diffusion radiophonique. Désormais tombées dans le domaine public, elles ont été rééditées sur plusieurs labels, et généralement toujours dans des conditions sonores satisfaisantes. La meilleure édition est celle de Pristine Classical, mais elle est très chère -couplage avec Elektra-.

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Playlist pour saluer le retour du printemps

Le printemps s’est définitivement installé, avec ses couleurs renaissantes, son cortège d’arbres en fleurs, d’oiseaux pépiant dès l’aube et ses températures plus que clémentes ces derniers jours ! Saluons ce retour avec une playlist particulièrement adaptée ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• Ludwig Van Beethoven – Sonate pour piano et violon n°5 « Le printemps », op.23
Martha Argerich, piano ; Gidon kremer, violon – 1987 *****

Je n’écoute pas si souvent les sonates pour piano et violon de Beethoven –beaucoup moins que ses sonates pour piano ou ses symphonies-, pourtant très bien représentées dans ma discothèque, mais, quand je le fais, c’est à chaque fois une source de grande satisfaction renouvelée ! Cette cinquième sonate « Printemps », achevée en 1801, est l’une des plus connues et populaires de son corpus pour piano et violon, elle est d’une fraicheur ravissante et d’un accès très facile. Cette version éblouissante, extraite du coffret intégral BTHVN2020, lui rend pleinement justice.

• Robert Schumann – Symphonie n°1 « Printemps », op.38
Orchestre symphonique de Detroit, Paul Paray – 1959 **

Paul Paray dirige l’oeuvre avec poigne et une belle énergie, comme souvent, et son orchestre répond au quart-de tour, mais ils ne parviennent cependant pas à faire décoller cette symphonie décidément assez peu engageante à mes oreilles –au demeurant, je l’écoute rarement-. L’oeuvre fut créée à Leipzig par Felix Mendelssohn et fut globalement bien accueillie. Elle rencontra moins de succès lors des exécutions suivantes à travers l’Allemagne.

C’est Clara Schumann qui recommanda son mari de se consacrer à l’écriture d’oeuvres pour orchestre plutôt que de continuer à se consacrer à l’écriture d’oeuvres pour piano : à mon avis, elle fut mauvaise conseillère Elle affirmait, dans son journal : « Il serait préférable qu’il compose pour l’orchestre ; son imagination ne peut pas trouver à s’exprimer pleinement sur le piano… Ses compositions sont toutes pensées pour l’orchestre… Mon plus grand souhait est qu’il compose pour l’orchestre – voici son domaine ! Puis-je réussir à le persuader ! »

• Igor Stravinsky – Le sacre du printemps
Orchestre Philharmonique de Berlin, Herbert Von Karajan – 1977 *****

Il existe plusieurs centaines d’enregistrements du « Sacre du printemps » –une des rares oeuvres que j’apprécie de ce compositeur-, et certaines versions sont mémorables : celle-ci en fait partie, à juste titre. Le chef, qui propose en 1977 sa seconde version enregistrée, creuse les timbres, sculpte les sonorités et privilégie une approche lyrique qui n’exclut pas la sauvagerie dans la première partie, l’orchestre est d’une qualité époustouflante et la prise de son est à la hauteur, tant en matière de timbres que d’image sonore et de dynamique.
Bref, un excellent disque à tous points de vue, largement salué à sa sortie et à écouter aussi fort que possible pour en profiter pleinement !

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Très en avance, pour une fois…

Et voilà, ça, c’est fait et bien fait –même  plus besoin du Tipp-Ex, dont je barbouillais régulièrement en couches épaisses les anciennes versions papier !!!-, et il n’y aura plus qu’à apporter quelques modifications mineures après que j’aurai fini de réunir quelques informations complémentaires concernant des justificatifs que je n’ai pas encore téléchargés…
Je suis très en avance, cette année, puisque j’ai saisi l’essentiel des informations dès le jour de l’ouverture du serveur !

Balade printanière

Ces deux dernières jours, la météo s’est avérée tout-à-fait propice pour tester, au cours de longues balades, la bague FTZ dont je vous parlais récemment, sur laquelle j’avais adapté le « gros » transtandard 55-300mm –équivalent 80-450mm en APS-C-. J’ai un peu regretté de ne pas avoir emmené, en plus, le très lumineux 35mm –équivalent 52 mm en APS-C-, tant j’aurais pu réaliser un certain nombre de photos de paysages urbains, sous une très belle luminosité, mais ce n’est finalement que partie remise pour d’autres balades sous un magnifique soleil d’avril !

Quelques photos, fruit de ces balades printanières, se trouvent sur la page des galeries éphémères.

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Short Playlist Psyché-Rolling Stones

La courte playlist de ce jour, aux accents quelque psychédéliques au titre alambiqué, pour le moins, est consacrée aux SP –Short Play, en France : 45 tours– de 1966/1967 des Rolling Stones, par opposition aux LP –Long Play, en France 33 tours-. Pour compliquer un peu les choses, il existait Egalement des EP –Extended Play, l’équivalent en France de nos Maxi-45 tours-.

Pour ces disques, la photo de pochette n’a jamais connu de version internationale normalisée, et, selon les pays, les jaquettes peuvent être très différentes. Le contenu, en revanche est presque toujours identique. Traditionnellement, au Royaume-Uni et contrairement aux USA, la norme était de ne jamais reprendre sur un LP les titres sortis en 45 tours, sauf éventuellement sur des compilations parues postérieurement. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-. Ce qui explique que pour de nombreux groupes, la discographie UK diffère passablement de la discographie US, jusqu’à 1967.

A cette époque, le groupe était remarquablement prolifique, et, durant ces deux années -1966 / 1967-, s’orientait vers une musique émancipée du blues de leurs origine pour s’orienter vers des horizons plus proche de la Pop-Music. La présence d’un Brian Jones encore très impliqué induit la présence de nombreux instruments peu communs à l’époque : sitar, mellotron, flûte, violoncelle, saxophone… Les couplages initiaux de ces petits disques sont :

• Disque 1 -Parution en septembre 1966
A – Have You Seen Your Mother Baby Standing In The Shadow – 08/1966 ****
B – Who’s Driving Your Plane – 09/1966 ****

• Disque 2 – Parution en mai 1966
A – Paint It, Black – 03/1966 *****
B – Long Long While – 03/1966 ****

• Disque 3 – Le 45 tours comporte deux faces A. Parution en janvier 1967
A – Let’s Spend The Night Together – 08/1966 *****
A – Ruby Tuesday – 11/1966 – 11/1966 *****

Initialement, Ruby Tuesday constituait la face B de ce single, mais les paroles jugées trop osées de « Let’s Spend The Night Together » empêchèrent le passage de cette chanson en radio, d’où la parution du disque en « double A-sided single ».

• Disque 4 – Parution en août 1967
A – We Love You – 06/1967 *****
B – Dandelion – 07/1967 ****

Deux morceaux enregistrés à la sortie de la prison –d’où les bruits de chaînes et de couloirs– où Mick Jagger et Keith Richards passèrent quelques temps en juin 1967, et furent libérés face notamment au tollé médiatique qui en suivit. Pour Brian Jones, ce chemin de croix n’était qu’un début : la suite de l’année ne fut qu’une succession d’errances. Ce single donne à l’entendre pour l’une des dernières fois dans de très bonnes conditions : multi-instrumentiste de grand talent, il apparaît en particulier au mellotron et au saxophone.

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Playlist « Mission Artemis II »

La face cachée de la Lune avait été photographiée sous toutes ses coutures durant le vingtième siècle, d’abord par une sonde soviétique, dès 1959,  puis par des sondes envoyées par la Nasa depuis les années 60. Cette face que l’on ne voit jamais depuis la Terre est composée de cratères et de « mers » en très grand nombre, et son relief est beaucoup plus marqué que celui de sa face visible –cliquer sur l’imagette de droite pour la voir en plus grand-.
Mais, grâce à la mission de la Nasa Artemis II, pour la première fois, quatre humains, à bord de la capsule Orion, ont désormais pu s’approcher et voir de leurs propres yeux cette face cachée, en cette nuit du 06 au 07 avril 2026 : ils ont aussi effectué, en passant derrière l’astre lunaire, le plus long voyage jamais réalisé par des humains !

Tout cela m’a, presqu’évidemment, conduit à vouloir composer une playlist lunaire ! Et c’est désormais chose faite avec celle de ce jour ! –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-. PLAY IT LOUD !

• Pink Floyd – The Dark Side Of The Moon – 1973 ***
• The B-52’s – The B-52’s – 1979 *****
• The Rolling Stones – Child Of The Moon, SP – 1968 *****

Je ne voue pas une affection considérable à l’album hyper-connu de Pink Floyd : « The Dark Side Of The Moon », que j’ai longtemps qualifié de « musique d’ascenseur », avec ses bruitages divers et variés et ses facilités « planantes ». Avec le temps, j’ai cependant appris à l’apprécier au-delà de son aspect « musique pour chaîne hiFi » pour lequel il semble avoir été conçu –le disque est remarquablement enregistré, il convient de le souligner- et qui continue à faire le bonheur des magasins pour audiophiles maniaques ceux qui écoutent le son de leur chaîne HiFi au lieu d’écouter la musique : j’en connais quelques-uns, capables d’investir quelques centaines d’euros dans un câble pour améliorer l’écoute des trois disques audiophiles de leur discothèque…-.

En revanche, je tiens le premier album des B-52’s comme l’une des plus belles réussites des années 70 –si si, puisque je vous le dis…-, qui en comptent pourtant beaucoup. C’est gai, parfois totalement déjanté et toujours d’une fraicheur juvénile absolument réjouissante : le titre « There’s a Moon In The Sky (Called The Moon) » n’est pas le meilleur de l’album, mais reste caractéristique du son et du style de cet excellent groupe, qui, à ma connaissance, existe toujours.

Enfin, « Child Of The Moon » des Rolling Stones, n’est assurément pas leur titre le plus connu et, à sa sortie en face B du single présenté, la chanson fut totalement éclipsée par « Jumpin’Jack Flash », l’une des compositions les plus connues du groupe –encore dans sa formation originelle, même si Brian Jones ne fait plus guère que de la figuration…-, qui allait le projeter vers de nouveaux horizons. « Child Of The Moon » constitue, a contrario, une une réminiscence de l’album « Their Satanic Majesties Request ».
J’aime beaucoup cette chanson, de même que toutes celles parues en single en 1967 et qui ne sont pas toujours les plus connues du groupe, mais sont régulièrement publiées sur de nombreuses compilations depuis.

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Changement de monture !

A partir de demain, je pourrai adapter mes anciens objectifs sur mon nouvel appareil photo grâce à cette « bague FTZ », tout en gardant l’intégralité de leurs performances électroniques –gestion de l’autofocus, stabilisation, données EXIF…-. Il s’agissait d’une donnée incontournable pour moi : d’autres bagues nettement moins coûteuses se contentent simplement d’adapter le pas de vis de la monture –monture F pour les Nikon historiques, monture Z pour les Nikon hybrides, d’où le nom FTZ-, au prix de la perte de toutes les capacités électriques des objectifs.
En plus, profitant d’une remise exceptionnelle, elle m’a coûté moins cher neuve que de nombreuses offres en occasion que je scrutais ! Allez comprendre quelque chose aux prix pratiqués du marché de l’occasion dans le monde de la photo : c’est totalement irrationnel et j’y ai renoncé !

A moi les longues balades, au moment où une météo propice semble vouloir s’installer durablement !

Courte playlist dominicale

• Johann Sebastian Bach – Oster Oratorium – BWV 249
Solistes – Collegium Vocal, Philippe Herreweghe – 2001 ****
Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand

Un oratorio de circonstance en ce dimanche de Pâques, et de courte durée –à peine plus long qu’une cantate-. L’oeuvre, intitulée par Bach « Oratorium Festo Paschali », fut composée en 1738 et remaniée plusieurs fois ultérieurement par le compositeur ; elle emprunte partiellement deux compositions antérieures de Bach, pratique courante chez de nombreux compositeurs de l’époque : la « Cantate du berger », et une cantate d’église pour le dimanche de Pâques : « Kommt, gehet un eilet ».

L’oratorio est structuré en onze mouvements, sur un livret de Christian Friedrich Henrici, dit Picander, poète et librettiste qui a également écrit pour Bach le livret de la Passion selon Saint Matthieu en 1727. Ce livret met en scène quatre personnages : les deux apôtres Simon-Pierre et Jean, ainsi que Marie-Madeleine et Marie de Cleophas. A la différence des oratorios traditionnels, il n’y a pas de narrateur.

Musicalement, les mouvements alternent des passages festifs et d’autres plus méditatifs. L’absence de narrateur implique une quasi-absence de dramaturgie, encore soulignée par la quasi-absence des choeurs, qui n’interviennent qu’en deux occasions. L’interprétation de ce jour est d’une superbe qualité, de même que la prise de son, très légèrement réverbérée sans que cel ne nuise en rien à la clarté : tout cela en fait un très bel album.

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