Playlist « Franco-française »

Comme son nom l’indique, la playlist de ce jour fait la part belle aux compositeurs français, dans des interprétations d’artistes français eux aussi. Vais-je pour autant trouver la clé de « l’esprit français » ? –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

• Claude Debussy – La mer
Orchestre de Cleveland, Pierre Boulez – 1995 ****

« La mer » est un ensemble de « trois esquisses symphoniques » composées par Claude Debussy entre 1903 et 1905 : 1. De l’aube à midi sur la mer – 2. Jeux de vagues – 3. Dialogue du vent et de la mer. Il s’agit de l’oeuvre orchestrale la plus connue du compositeur, et un excellent moyen d’aborder ce compositeur, même si le « Prélude à l’après-midi d’un faune » me semble encore plus facile d’accès. Ce sont d’ailleurs les deux seules oeuvres orchestrales que j’écoute régulièrement chez ce compositeur, qui m’a toujours échappé quelque peu, et j’en ai de multiples versions dans ma discothèque.
Celle de Pierre Boulez enregistrée avec l’orchestre de Cleveland est très bien jouée, l’orchestre est superbe, le sens du détail est remarquable, mais brrrr ! Que l’eau y est froide ! La prise de son, en revanche, est de premier ordre !

• Erik Satie – Sports & divertissements, et autres pièces pour piano
Pascal Rogé, piano – 1996 *****

Erik Satie, amateur de bons mots et volontiers espiègle à ses heures, avait donné cette appréciation de « La mer » de Debussy : « J’ai particulièrement goûté le passage vers midi moins le quart » !  Vous pouvez retrouver un très petit florilège de ses bons mots à la fin de cette notule, qui date d’il y a dix ans déjà!

L’album « Sports & divertissements » enregistré par le trop discret Pascal Rogé, ancien vainqueur du concours Marguerite Long et inlassable ambassadeur du piano « made in France » est le troisième volet d’une série longuement mûrie, entamée pour le label Decca en 1984 et achevée en 2000 par les pièces pour piano à quatre mains. Un ensemble qui constitue, à mes oreilles, la meilleure proposition anthologique des pièces pour piano de ce compositeur à la fois espiègle et pudique, que j’affectionne beaucoup.

• Maurice Ravel – Daphnis & Chloé
Orchestre de Paris, Jean Martinon – 1975 ****

Écouté ce jour dans sa version intégrale, « Daphnis et Chloé » est conçu par Maurice Ravel comme « une symphonie chorégraphique pour orchestre et choeurs », ces derniers chantant sans paroles. L’oeuvre a été composée entre 1909 et 1912 à destination des fameux Ballets russes de Diaghilev, et Ravel en a tiré deux suites orchestrales pour les salles de concert. Il en existe également une version pour piano, qui précède la partition orchestrale. Les suites de ballet sont enregistrées beaucoup plus souvent que la musique de ballet intégrale, qui dure environ une heure.
Belle version de Jean Martinon, chef d’orchestre trop oublié aujourd’hui, et qui pourtant connut une carrière internationale -Allemagne, Angleterre, États-Unis- très fructueuse au service de la musique française, avant son retour en France à la fin des années 60.

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Le matériel des mises en boîte

Un commentaire à une notule très récente m’attribuait un matériel de qualité pour mes mises en boîte musicales. En fait, non ! Ce matériel est plutôt du tout-venant. Ma guitare et ma basse sont de bons instruments, sans être exceptionnels. J’ai une autre basse électrique dont je ne me sers plus actuellement, il faut que je la fasse entièrement réviser, et elle est au diapason standard –ie : le manche est super long pour mes petites mains et c’est fatigant, mais elle est montée en cordes en nylon qui sont très confortables– et une troisième basse électro-acoustique au diapason court qui me sert essentiellement lorsque je joue dans d’autres pièces de l’appartement ou que je peux emporter en voyage.

Pour le reste, mon ampli de basse est déjà ancien et mériterait une révision, certains potentiomètres sont un peu grippés, et mon ampli de guitare est tout ce qu’il y a de plus basique. Je ne dispose par ailleurs d’aucune pédale d’effet, ce qui me manque dans certains cas. Quoi qu’il en soit, ces deux amplis sont largement suffisants, en termes de puissance, en environnement domestique, et j’aurais de quoi sonoriser confortablement tout l’immeuble si nécessaire !
Je compense parfois ces limites via l’utilisation de Garageband, excellent logiciel que j’utilisais beaucoup au début des années 2000, mais dont l’interface a énormément évolué et nécessiterait de ma part une bonne réappropriation. –Cliquer sur l’image pour la voir en plus grand-.

Surprise d’appréciation variable…

La traditionnelle surprise mensuelle est enfin arrivée et vous pourrez la trouver ici ; au même moment, comme toujours, la surprise précédente est retirée de son serveur.
Ce mois-ci, le contenu de cette surprise est à la fois hyper-connu et pourtant très original, sans que les repères traditionnels soient bouleversés pour autant : libre à vous de l’apprécier –c’est mon cas-, ou pas –certains y voient une forme de goût douteux-. Evidemment, présentée ainsi, vous aurez désormais envie d’aller y voir !

ENJOY !

 

 

Mise en boîte – Guitare : Human Fly, The Cramps

Cette chanson des Cramps , « Human Fly », extraite de leur tout premier EP « Gravest Hits », est très simple à jouer à la guitare –et simplissime à la basse : il n’ y a que trois notes à jouer-, il faut simplement, dans les deux cas, savoir compter correctement et s’aligner sur le chant totalement déjanté de Lux Interior, puisque la structure n’est pas tout-à-fait classique… Vous pouvez écouter leur version originale ici.

La ligne de guitare que je joue ici est celle de Poison Ivy Rorschach : j’ai réglé les aigus à fond, et rajouté une bonne dose de réverbération. Les Cramps, à leur début, n’avait pas de bassiste, et aucun bassiste n’est crédité sur cette chanson : il semble qu’occasionnellement, c’est Poison Ivy qui tenait la basse en studio.  La rythmique –qui ne comporte que trois accords : Mi mineur – La mineur – Ré mineur, soit généralement les trois accords que l’on apprend en débutant l’apprentissage de la guitare– totalement saturée est jouée par Brian Gregory, avec un son d’une énorme saturation difficile à rendre avec mon petit ampli assez basique…

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Enjambons joyeusement les ponts de mai !

Mai a bien commencé cette année avec une belle manifestation sous le soleil. Les cortèges des partis politiques et autres « Frigaza » ayant été relégués en fin de cortège, c’est bien une fête du travail syndicale et familiale qui a pu défiler tranquillement, et j’ai retrouvé avec plaisir quelques amis habitués de l’événement ! Ça changeait de ces dernières années, et c’est tant mieux ! Je n’ai compté aucune boulangerie ouverte le long du parcours, mais les traditionnels vendeurs de muguet étaient nombreux et je n’ai pas manqué l’occasion de m’offrir un petit café en terrasse !

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